img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
NATION

Le Maroc attaché à la mise en oeuvre de la Zlecaf (Mohcine Jazouli)

Le Maroc réaffirme son attachement à mettre en œuvre l'Accord de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), a affirmé, samedi, le ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, Mohcine Jazouli, ajoutant qu'il s'agit d'un pilier de l'intégration économique africaine.

Le Maroc attaché à la mise en oeuvre de la Zlecaf (Mohcine Jazouli)
Par
Le 6 décembre 2020 à 9h36 | Modifié 10 avril 2021 à 23h07

S'exprimant à l'ouverture du 13e sommet extraordinaire de l’Union africaine sur l'Accord de la Zlecaf, M. Jazouli a souligné que le Royaume du Maroc, dont le processus de ratification de l’accord Zlecaf est dans sa phase ultime, réaffirme son attachement à la mise en œuvre de cet accord, comme pilier de l’intégration économique africaine, notant que le Royaume réitère, également, sa disponibilité à contribuer à l’avancement des travaux menant vers l’opérationnalisation de la Zlecaf et le début des échanges commerciaux.

Il a également fait savoir, lors de l'ouverture de ce sommet extraordinaire tenu par visioconférence, que le Maroc a décidé de faire du développement socio-économique de l’Afrique l’une de ses priorités, indiquant que l'Afrique concentre 2/3 des investissements directs à l'étranger (IDE) du Maroc, du fait que depuis 2008, le Royaume a investi plus de 3 milliards de dollars sur le continent et devient, aujourd'hui, le plus grand investisseur africain en Afrique de l’ouest et le second plus grand investisseur africain sur l’ensemble du continent.

M. Jazouli a, dans ce cadre, fait remarquer que le Maroc privilégie les projets d’investissement intra-africains, révélant que sur la seule région de l'Afrique de l’Ouest, le Royaume a lancé 13 projets d’envergure de nature à renforcer l’intégration régionale dans cette zone.

Et le responsable de poursuivre que le 1er janvier 2021 marquera une date historique pour l’Afrique: celle du lancement effectif des échanges commerciaux dans le cadre de la Zlecaf, ce qui constitue, "pour nous tous Africains, un nouveau pallier sur le chemin de l’unité et de l’intégration du continent", ajoutant que c’est l’aboutissement de la volonté des pères fondateurs de l'Organisation de l'Unité africaine (OUA), qu'est "cette même volonté de panafricanisme que le Maroc poussa de ses vœux à la genèse de l’Union africaine, au sein du "Groupe de Casablanca".

"Envisagée dès le sommet inaugural de l’OUA en mai 1963, la ZLECAf entre désormais en vigueur", a-t-il indiqué.

M. Jazouli a, de surcroît, affirmé que "ce nouvel espace que nous créons ensemble" nous offre la possibilité de transformer sur place les matières premières dont regorge l’Afrique et "d’accélérer la mise en œuvre d’une base industrielle africaine pour répondre à nos besoins", signalant que c’est d’abord et avant tout un espace de complémentarité par la création de pôles de croissance régionaux interconnectés et un espace propice aux avantages comparatifs, ainsi qu'une utilité nouvelle aux Communautés économiques régionales (CER) et à l’intégration africaine.

Si elle est un risque à prendre pour certains, poursuit M. Jazouli, la Zlecaf est avant tout des opportunités d’emploi pour les 12 millions de personnes qui rejoignent chaque année le marché du travail.

M. Jazouli a en outre souligné que la Zlecaf libérera le génie créatif africain, créera des ponts entre les régions et facilitera le commerce intrarégional et accélérera l’intégration des CER, qui ont d’ailleurs été expressément reconnues par l’accord de la Zlecaf comme piliers indicatifs, notant que ce sont là des opportunités formidables, mais aussi des défis de taille, pour rattraper les fragilités.

Il s'agit d'abord, selon lui, de la faiblesse des relations commerciales entre pays africains, estimées actuellement à 16 % seulement, du taux d’industrialisation du continent africain, qui pèse moins de 2% dans la valeur ajoutée manufacturière mondiale et de la dépendance persistante aux matières premières qui entretient une vulnérabilité économique du fait de la volatilité des prix.

Il a, à cet égard, préconisé qu'afin de répondre à ces défis, les efforts doivent se concentrer sur l’instauration de mécanismes de coordination efficaces, à travers des synergies efficaces.

Par ailleurs, M. Jazouli a fait savoir que compte tenu de leur rôle primordial dans la mise en place de la Zlecaf, les CER sont essentielles pour continuer à renforcer cette coordination, relevant que c’est à travers elles que l’harmonisation des politiques et des priorités continentales s’opéreront dans le respect des principes de subsidiarité et de complémentarité, selon une division claire et harmonieuse des tâches et des responsabilités.

"Sa réussite nous impose de fédérer notre potentiel, nos richesses et nos structures économiques", a-t-il assuré, soulignant que seul un esprit de coopération solidaire et agissante nous permettra de réaliser le plein potentiel de la Zlecaf.

Mais pour nous fédérer, a-t-il dit, il faut d’abord s’autogérer, de même que les mesures prises au niveau national devront aller de l’avant pour accompagner la dynamique de la Zlecaf.

D’où l’importance, d'après M. Jazouli, de mener à bien les stratégies sur la PME/PMI, la facilitation du commerce et l’encouragement de la numérisation de l’économie africaine pour développer le commerce intra-africain.

A ce propos, M. Jazouli a tenu à souligner le rôle des règles d’origines en tant que véritable facteur d’intégration économique africaine, mettant l'accent sur la nécessité d’instaurer des règles en mesure de développer les chaines de valeurs, sur la base des complémentarités au sein du continent, qui favorisent le recours au recrutement de la main d’œuvre africaine.

Dans le même ordre d'idées, M. Jazouli a insisté que le commerce intra-africain est l’un des piliers stratégiques de développement du continent africain.

"C’est l’un des principaux moteurs du développement économique qui permet la création d’emploi, la réduction de la pauvreté, et la résilience des Etats et des régions face à d’éventuelles crises économiques", a-t-il affirmé.

Les dirigeants des Etats et gouvernements de 54 Etats membres de l'Union africaine (UA) se réunissent, par visioconférence, dans le cadre du sommet extraordinaire consacré à la Zlecaf, dont le Maroc avait signé, le 21 mars 2018 à Kigali, l'accord de création.

La délégation marocaine à l'ouverture du 13e sommet extraordinaire de l’Union africaine sur l'Accord de la Zlecaf est présidée par le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l'étrange, M. Nasser Bourita.

Ce sommet extraordinaire devra examiner et approuver le lancement officiel du début des échanges commerciaux sous la Zone de libre-échange continentale africaine, le 1er janvier 2021.

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
Par
Le 6 décembre 2020 à 9h36

à lire aussi

EXCLUSIF : les grands chantiers d'Amine Benabdallah à la tête de la Cour constitutionnelle
ACTUALITES

Article : EXCLUSIF : les grands chantiers d'Amine Benabdallah à la tête de la Cour constitutionnelle

Récemment nommé par le Roi Mohammed VI à la présidence de la Cour constitutionnelle, Mohamed Amine Benabdallah, éminent universitaire et spécialiste du droit public, livre à Médias24 sa première grande interview dans ses nouvelles fonctions. Contrôle de constitutionnalité, exception d'inconstitutionnalité, intelligence artificielle, démocratie, élections et grands défis institutionnels du Royaume : le nouveau président revient sur toutes les missions de cette institution-clé et partage sa vision de l'évolution constitutionnelle du Maroc. Entretien exclusif.

Le Roi Mohammed VI décore Nawal Sfendla du Wissam Al Moukafaa Al Watania de l’ordre d’Officier
NATION

Article : Le Roi Mohammed VI décore Nawal Sfendla du Wissam Al Moukafaa Al Watania de l’ordre d’Officier

Le Souverain a reçu, lundi au palais royal de Rabat et a décoré Mme Nawal Sfendla du Wissam Al Moukafaa Al Watania de l’ordre d’Officier.

Retraites : la CIMR examinée le 15 juin, mais la réforme attendra sans doute un autre gouvernement
ECONOMIE

Article : Retraites : la CIMR examinée le 15 juin, mais la réforme attendra sans doute un autre gouvernement

Après la CNSS, la CMR et le RCAR, la commission technique arrive au bout du diagnostic des régimes. Mais entre le calendrier électoral, les désaccords avec les syndicats et les arbitrages encore flous, le chantier ouvert depuis 2003 semble une nouvelle fois rattrapé par le temps politique. Round up.

Mondial 2026 : beIN Sports promet plus de 17 heures de direct par jour
Mondial2026

Article : Mondial 2026 : beIN Sports promet plus de 17 heures de direct par jour

Le diffuseur proposera en direct les 104 matchs de la compétition dans la région MENA, dont le Maroc, du 11 juin au 19 juillet. Six chaînes MAX, une couverture en arabe, français et anglais, ainsi que 18 reporters déployés en Amérique du Nord doivent accompagner cette édition élargie à 48 équipes.

CMT : Tighza, la mine presque centenaire qui vaut encore de l’or
Mines

Article : CMT : Tighza, la mine presque centenaire qui vaut encore de l’or

Depuis le début de 2026, l’action de la Compagnie minière de Touissit a presque triplé, portée par la bonne tenue du plomb, du zinc et de l’argent. À Mrirt, le site de Tighza continue d’extraire, d’explorer et de s’étendre, avec 357.470 tonnes de minerai produites en 2025 et un cinquième puits appelé à renforcer les volumes. CMT regarde désormais au-delà de son actif historique, avec des projets dans le cuivre, le graphite et l’antimoine.

L'image comme arme : coordination visuelle et mèmes dans la guerre narrative autour de l'OTAN (4/4)
Contributions

Article : L'image comme arme : coordination visuelle et mèmes dans la guerre narrative autour de l'OTAN (4/4)

Ce quatrième et dernier volet de la série consacrée à 62 jours de surveillance du débat anglophone sur Twitter/X autour de l'OTAN et de la crise iranienne est consacré à l'analyse de l'image. Le diagnostic textuel est incomplet, les narratifs les plus actifs visuellement sont invisibles aux outils standards. Ce que les trois volets précédents ont cartographié dans le texte, ce volet le cartographie dans l'image.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité