Déficit pluviométrique au Maroc, début de campagne mitigé pour les céréales

Encore un début de campagne mitigé pour la filière céréalière au Maroc, avec un déficit pluviométrique généralisé, intervenant après deux mauvaises saisons agricoles. 

Déficit pluviométrique au Maroc, début de campagne mitigé pour les céréales

Le 12 novembre 2020 à 17h48

Modifié 11 avril 2021 à 2h49

Encore un début de campagne mitigé pour la filière céréalière au Maroc, avec un déficit pluviométrique généralisé, intervenant après deux mauvaises saisons agricoles. 

Après une très faible campagne céréalière en 2019-2020, qui succède à une saison 2018-2019 médiocre, le Maroc vit encore cette année un début de saison marqué par une faible pluviométrie.

Hormis un bref épisode pluvieux ayant suscité l’optimisme des agriculteurs au début de ce mois de novembre, les précipitations se font jusqu’à présent rares. Les niveaux actuels des barrages, inférieurs à ceux de la même période de l’année dernière, demeurent, eux, inquiétants. 

Comparé à la normale sur 30 ans, le bilan pluviométrique est nettement déficitaire, selon les données de la direction de la Météorologie nationale.

Du 1er septembre 2020 au 11 novembre, le déficit varie de 10 à 60% sur le Haut Atlas, les versants sud-est, le Saïss, la Chaouia, Doukkala, les plateaux de phosphate, le Tangérois, le Rif, le Loukkous ainsi qu’à l’ouest des provinces sud.

Il s’élève à plus de 60% sur le Gharb, le Moyen Atlas, l’Oriental, le Haouz, Chiadma et le Souss.

Le bilan est légèrement excédentaire de 19% sur la région de Dakhla.

Le bour défavorable pénalisé

A l’heure où la campagne des semis précoces devrait battre son plein en ce mois de novembre, le retard de la pluie devient préoccupant.

Le retard est réel. Confirmé par la Météorologie nationale, il pénalise les producteurs dans les zones bour défavorable, connues pour l’élevage.

La préparation du sol, trop dur et tassé, nécessite l’attente de la pluie, nous explique Abdelmoumen Guennouni, expert et ingénieur agronome. 

Dans les zones bour favorable, situées dans les principales régions céréalières disposant généralement de moyens et techniques, à savoir le Saiss, le Gharb, une partie de la Chaouia et les régions côtières, la terre est déjà travaillée depuis le printemps et l’été de l’année précédente.

Dans ces zones, le retard n’impacte pas la terre, déjà prête pour les semis, ajoute notre interlocuteur. Certains agriculteurs ont déjà commencé la préparation du lit de semence et l’apport d’engrais pour les blés dur et tendre.

Mais face à l’incertitude quant à l’avenir de la campagne, les agriculteurs favorisent un usage minimal des engrais, dans l’attente de la suite de la saison.

Cette année, les agriculteurs affrontent un autre problème: l’achat de semences. Notre source rappelle le mauvais rendement de la campagne écoulée qui, en temps normal, devrait être utilisé comme semence pour la saison actuelle. 

Peu de pluie en perspectiveSelon les prévisions météorologiques, des pluies sont attendues ce vendredi 13 novembre, notamment sur les reliefs de l’Atlas et le sud-est, avec possibilité de petites pluies sur les plaines nord et centres et l’ouest de la Méditerranée.

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