Hausse des prix des légumes à cause du retard des pluies
Une flambée des prix des légumes a été récemment enregistrée au Maroc. Elle vient peser encore plus sur un pouvoir d'achat lourdement impacté par les conséquences d'une double crise: la pandémie du Covid-19 et la sécheresse.
Le retard des pluies se fait de plus en plus sentir. Une hausse des prix des légumes alimente les conversations quotidiennes des Marocains. Une situation qui peut très bien se prolonger et même s’accentuer.
A Casablanca, par exemple, les pommes de terre coûtent actuellement 6 DH contre 3 DH il y a quelques jours; les tomates 6 DH contre 4 DH, oignons 4 DH au lieu de 2 DH, … Cette hausse des prix est observée à l’échelle nationale.
Au niveau des marchés de gros, les prix moyens ont doublé aussi.
La marchandise se fait rare
Selon une source autorisée, le retard des pluies est derrière cette hausse. "C’est la troisième année de sècheresse au Maroc, le retard des pluies et le problème d’arrosage pour les agriculteurs sont les principales raisons. La pomme de terre par exemple a besoin de beaucoup d’eau, du coup on a de moins en moins de quantités produites et, par conséquent, une offre en baisse sur le marché."
Face à cette situation, le secteur enregistre actuellement une baisse continue dans les tonnages qui affluent vers les marchés de gros au niveau national, par rapport à l'année précédente.
Parallèlement à cette hausse des prix et à la baisse de l’offre, la demande du citoyen a fortement chuté, remarque notre source. Le pouvoir d’achat des Marocains a fortement baissé, par ricochet la demande a reculé.
Au Maroc, qui dit pluie dit bonne année sur tous les plans économiques et sociaux. Si la pluie se fait rare encore cette année, la situation deviendra plus grave encore: les prix vont continuer à augmenter et le pouvoir d'achat du citoyen sera de plus en plus affaibli.
Cela dit, malgré cette situation, l’approvisionnement du marché national reste suffisant pour le moment.
Lire aussi: HCP: La situation financière des Marocains s'est fortement dégradée au 3e trimestre
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