Face à la crise du Covid-19, les pharmaciens réclament le droit de substitution
Les pharmaciens réclament le droit de substitution en cette période d'état d'urgence sanitaire. Cette mesure permettrait d'optimiser la gestion des stocks de médicaments.
A l'heure de la crise du coronavirus, la question du droit de substitution refait surface.
Dans une lettre adressée au ministre de la Santé, la Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc réclame le droit de substitution, en vue "d'assurer la disponibilité des traitements en faveur des patients".
La Confédération évoque la rupture de médicaments que connaît le marché national de temps à autre ainsi que les restrictions décrétées par la situation épidémiologique actuelle, ayant entraîné la fermeture de certains cabinets médicaux.
"Cette situation entrave la communication avec les médecins pour convenir de remplacer certains des médicaments prescrits aux patients", nous explique Mohamed Lahbabi, président de la Confédération, regrettant l’absence de cadre juridique pour l’acte de substitution.
Longtemps réclamé par les pharmaciens marocains, le droit de substitution consiste à dispenser au patient un générique à la place du princeps prescrit par son médecin.
Ce droit, qui existe dans plusieurs pays (Tunisie, Algérie, France...), permet d'optimiser la gestion des stocks de médicaments génériques d'une part et d'assurer le traitement aux patients.
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