Marocains bloqués à l'étranger: Bourita bientôt au Parlement
La rencontre des députés de la Commission des affaires étrangères avec Nezha El Ouafi ce mercredi 15 avril, n'a apporté aucune nouveauté sur la résolution du problème des Marocains bloqués à l'étranger.
Toujours pas de solutions annoncées pour les Marocains bloqués à l'étranger à cause de l'état d'urgence sanitaire. En dépit des différents appels lancés depuis la fermeture des frontières, ces 18.226 personnes sont toujours priés de patienter.
En effet, ni l'intervention du Chef du gouvernement, lors de la séance des questions orales à la Chambre des représentants tenue lundi 13 avril, ni celle de la Ministre déléguée chargée des MRE, lors de la réunion tenue ce 15 avril avec la Commission des affaires étrangères de la même chambre, n'ont apporté des réponses à la problématique.
Pour répondre à la demande des membres de la commission qui ont, quasi-unanimement, exprimé leur regret quant à l’absence de Nasser Bourita, une seconde réunion se tiendra à partir de la semaine prochaine pour approfondir la discussion, avec cette fois, la participation du ministre des affaires étrangères qui a confirmé être prêt sur le plan pratique à venir rencontrer les députés.
C'est ce qu'a annoncé le Président de la commission, Youssef Gharbi, à la fin de cette première réunion, après avoir un reçu confirmation du ministre.
Bilan d'une première réunion insatisfaisante
Les députés à la recherche de réponses sur les mesures que compte prendre le gouvernement pour gérer la situation des Marocains bloqués à l'étranger n'ont pas été servis lors de la réunion de la commission ce mercredi 15 avril.
Dans son intervention, Nezha El Ouafi, ministre déléguée chargée des MRE, a demandé "à tous les Marocains bloqués à l’étranger de faire preuve de patience", assurant qu’à la fin de cette crise "ils seront honorés d’avoir fait des sacrifices".
Une demande que les députés considèrent comme inadaptée compte tenu de la situation difficile des Marocains en attente d'être rapatriées. Surtout ceux qui sont malades, âgées, avec des nouveaux nés, etc.
Sans rentrer dans les détails, la ministre déléguée chargée des MRE assure que tous les scénarios possibles de rapatriement sont étudiés, de manière à "garantir les conditions sécuritaires" pour réussir cette opération.
Par ailleurs, l’intervention de Nezha El Ouafi a largement porté sur les modalités d’enterrement des Marocains décédés à l'étranger. Elle assure que jusqu’à présent "42 enterrements ont été financés" et qu’à l’heure actuelle "il n’y a aucun corps qui n’a pas été enterré pour des raisons financières".
La ministre déléguée chargée des MRE a également annoncé qu’une enveloppe de 1 million de dirhams a été octroyée à tous les consulats marocains afin de prendre en charge les cas difficiles, notamment les personnes qui ne disposent pas d’une assurance pour couvrir les frais d’enterrement.
Il s’agit d’opérations menées en coordination avec les autorités locales de plusieurs pays afin de procéder aux enterrements dans les zones dédiées aux musulmans au sein des cimetières.
Conscients des considérations financières et des risques sanitaires liés au rapatriement, et faute d’avoir une réponse concrète, les députés ont proposé plusieurs solutions, telles que :
-la mise à la disposition du gouvernement d’internats, hôtels et autres structures pour accueillir, progressivement, les 18.226 marocains bloqués et ce, afin de les garder en quarantaine par mesure de précaution ;
-la coordination avec les compagnies aériennes afin de rapatrier les personnes ayant déjà payé leurs billets de retour vers le Maroc ;
-la création d'un nouveau fonds de solidarité dédié au financement d’une ou plusieurs opérations de rapatriement des Marocains bloqués à l’étranger, ou l'utilisation d'une partie du fonds déjà créé pour lutter contre le Coronavirus ;
-faciliter les transferts d’argent en faisant preuve de plus de flexibilité, avec la nécessaire coopération de l’Office des changes.
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