Viol d'Oumaima: le bilan des arrestations porté à trois
Trois individus arrêtés pour des soupçons quant à leur implication dans le viol d'Oumaima. Pour l'heure, la police remonte les faits à 2018 et non à décembre 2019 comme le veut le récit de la victime et de son entourage.
Les enquêtes et investigations menées par le service préfectoral de la police judiciaire de Casablanca, en coordination avec les éléments de la brigade de la police judiciaire du district Moulay Rachid de la même ville, ont permis d’arrêter deux individus âgés de 23 et 24 ans pour implication présumée dans une affaire de viol sur mineur, indique la DGSN dans un communiqué publié par la MAP.
Sans le citer, le communiqué fait référence à "l’affaire Oumaima", mineure de 17 ans qui a affirmé dans les médias avoir été séquestrée pendant 20 jours et violée par 20 individus dans le quartier Lahraouyine. Mais si l’adolescente et son entourage font remonter les faits à fin 2019, la police n’adopte pas la même chronologie et se garde, pour l’instant, d’évoquer le viol supposé par une vingtaine de personnes, indiquant que les vérifications sont en cours pour éclaircir ce volet.
Selon les informations préliminaires de l’enquête, l'un des prévenus est soupçonné d'être le principal accusé dans l'affaire de viol enregistrée en août 2018, indique la DGSN. Il s'est avéré que celui-ci, qui était en état de fuite jusqu'à son arrestation, fait également l'objet de cinq avis de recherche par les brigades de la polices judiciaire de Casablanca pour trafic de drogues et de psychotropes.
Le deuxième prévenu est soupçonné, quant à lui, de participation et de complicité dans ces actes criminels, ajoute la même source. Les enquêtes et investigations ont révélé qu'il était le propriétaire du taudis dans lequel les actes criminels ont été commis, avant de le céder à de nouveaux propriétaires il y a près de six mois.
Les mis en cause ont été placés en garde à vue à la disposition de l’enquête préliminaire menée sous la supervision du parquet compétent afin d'élucider les tenants et aboutissants de cette affaire, et de déterminer le niveau d'implication de chacun dans les actes criminels commis, précise la DGSN. Elle procédera également à la vérification de toutes les déclarations faites par la victime et sa famille à la presse, et qui sont prises au sérieux par les éléments de la sûreté nationale conformément à la loi.
Les éléments de la sûreté nationale de Casablanca avaient arrêté, en juin 2019, un troisième individu dans le cadre de cette affaire, et l'avaient présenté aux autorités judiciaires compétentes à l'issue des procédures de l'enquête menée avec lui sur les actes qui lui ont été reprochés, conclut le communiqué.
(Avec MAP)
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