Democracy Index 2019: le Maroc améliore sa position
En 2019, le Maroc a gagné 4 places au niveau mondial dans l'indice de la démocratie. Au niveau de la région Mena, il garde la 3e position, qu'il occupait dans l'édition précédente de ce classement.
"Democracy Index 2019: A year of democratic setbacks and popular protest" est publié par "The Economist intelligence unit (EIU)", un service qui aide les dirigeants d'entreprises à comprendre l'environnement économique et commercial des marchés dans le monde.
Dans cette 12e édition, le Maroc est passé à la 96e place sur 167 pays évalués, avec un score de 5.10 points sur 10. En 2018, le Royaume occupait la 100e position.
Le score mondial moyen de la démocratie est passé de 5,48 en 2018 à 5,44/10 en 2019, le pire score enregistré depuis le lancement de l'indice de la démocratie par l'EIU en 2006, souligne le rapport.
La baisse du score moyen mondial est principalement due à la régression des scores régionaux moyens en Amérique latine et en Afrique subsaharienne ainsi que dans la région Mena. La seule région ayant enregistré une amélioration en 2019 est l'Amérique du nord, grâce à une amélioration du score au Canada.
Rappelons que le calcul de ces scores est basé sur 60 critères regroupés en cinq catégories: le fonctionnement du gouvernement, la participation politique, la culture politique, la liberté, et le processus électoral. La notation est faite selon une échelle allant de 0 à 10. Plus le score obtenu est proche de 10, plus il y a de la démocratie dans le pays en question.
D'après les auteurs du rapport, quatre des cinq principales catégories se sont détériorées en 2019. Il s'agit du processus électoral, le fonctionnement du gouvernement, la culture politique et les libertés.
Un régime hybride pour le Maroc
Le Democracy Index classe les pays étudiés selon quatre régimes, à savoir: un régime démocratique, un régime imparfait, un régime hybride et un autre autoritaire.
Le Maroc fait partie des 37 pays ayant un régime hybride en 2019. Le Royaume a obtenu les notes suivantes: 5.25 au niveau du processus électoral, 4,64 au niveau du fonctionnement du gouvernement, 5,56 au niveau de la participation politique, 5,63 au niveau de la culture politique et 4,41 au niveau des libertés.
Seuls 22 pays ont un régime démocratique dans le monde, d'après l'EIU. Il s'agit, entre autres, de ceux qui se trouvent à la tête du classement comme la Norvège, (9,87 points), l’Islande (9,58), la Suède (9,39), la Nouvelle-Zélande (9,26), le Danemark (9,22), le Canada (9,22), l’Australie (9,09) et la Suisse (9,03).
Selon le rapport, les Etats-Unis ne font plus partie des pays ayant un régime démocratique. En 2019, ils occupent la 25e position et se retrouvent aux côtés de la Corée du sud (23e), le Japon (24e) et l'Italie (35e), parmi les pays ayant un régime imparfait.
La France qui faisait partie de cette même catégorie en 2018 occupe désormais la 20e position, rejoignant ainsi les pays ayant un régime démocratique.
Enfin, et comme à son habitude, c'est la Corée du nord qui ferme le classement avec un indice de démocratie de 1,08/10. Le pays a donc un régime autoritaire.
Le Maroc 3e dans la région Mena
Dans la région Moyen-Orient et Afrique du nord (Mena), le Royaume est 3e, comme en 2018. Selon l'EIU, c’est Israël qui occupe la première position, suivi de la Tunisie.
L’Algérie, 113e au niveau mondial, se trouve à la 5e position, avec un régime hybride.
L’Egypte, 137e dans le monde, arrive à la 11e position au niveau de la région Mena. Avec un indice de démocratie de 3,06/10, il fait partie des pays ayant un régime autoritaire .
à lire aussi
Article : Bourse de Casablanca : les minières sauvent un semestre marqué par la correction du marché (bilan)
Après un semestre marqué par une correction du marché, quelles valeurs ont résisté ? Quels secteurs ont tiré leur épingle du jeu ? Et où les investisseurs ont-ils concentré leurs échanges ? Voici le bilan des six premiers mois de 2026 à la Bourse de Casablanca à travers les principales performances de la cote.
Article : Textile : le déficit de main-d’œuvre dans la confection pèse sur les exportations
Les exportations textiles reculent de 9,1% à fin mai 2026, une baisse que les perturbations logistiques du premier trimestre ne suffisent plus à expliquer. L’aggravation de la baisse en avril et mai montre que le problème dépasse désormais le seul facteur logistique. La cause principale est aujourd’hui le déficit de main-d’œuvre, qui pèse directement sur la production, les délais de livraison et la capacité des entreprises à honorer leurs commandes.
Article : Traitement de l'eau. Le britannique Hydro Industries s'implante au Maroc avec Hydro Services Morocco
Le britannique Hydro Industries Limited s’implante au Maroc avec la création de Hydro Services Morocco, une SAS au capital de 1 MDH dédiée aux métiers du traitement de l’eau, de l’assainissement et du dessalement.
Article : Le Maroc face au choix du Rafale : les clés d'un arbitrage géopolitique contre le tout-américain
Si la volonté d'éviter une dépendance exclusive envers les États-Unis est réelle, l'équation budgétaire et le défi du nombre face à la flotte d'Alger imposent un examen attentif des réalités du terrain.
Article : Maroc-Chine : en attendant le Sahara, la relation bilatérale économique s'accélère
Dix ans après l'établissement d’un partenariat stratégique entre Rabat et Pékin au cours de la visite royale en Chine en 2016, l’ambassadrice chinoise au Maroc a célébré cet événement en déclarant que les relations économiques bilatérales ont connu une progression exceptionnelle. Si les perspectives industrielles et touristiques apparaissent plus que prometteuses, la question d'une éventuelle reconnaissance chinoise de la marocanité du Sahara au Conseil de sécurité de l'ONU demeure toujours entourée de précautions diplomatiques. Explications.
Article : IDE : le flux net progresse de 41,8% à fin mai 2026
Les investissements directs étrangers (IDE) au Maroc poursuivent leur progression à fin mai 2026. Porté par une hausse des recettes et un recul des dépenses, leur flux net atteint 23.319 MDH, en hausse de 41,8% par rapport à la même période de 2025. Dans le même temps, les investissements directs marocains à l’étranger (IDME) enregistrent également une nette progression.