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Des jugements pour maintenir (provisoirement) en vie les hôtels de la Samir

Un délai supplémentaire pour assurer provisoirement la survie de deux hôtels liés à la Samir. L’extension de la liquidation aux dirigeants fera bientôt l’objet d’une décision en appel. Cette procédure est traitée dans l’opacité, rendant difficile le suivi de son déroulement.

Des jugements pour maintenir (provisoirement) en vie les hôtels de la Samir

Le 16 janvier 2020 à 13h48

Modifié 11 avril 2021 à 2h44

Un délai supplémentaire pour assurer provisoirement la survie de deux hôtels liés à la Samir. L’extension de la liquidation aux dirigeants fera bientôt l’objet d’une décision en appel. Cette procédure est traitée dans l’opacité, rendant difficile le suivi de son déroulement.

Plus d’une année après leur placement en liquidation, Hôtelière Samir et Corral Hôtel Resort & Compagny ont fait l’objet de deux décisions leur permettant de poursuivre provisoirement leurs activités.

Les jugements ont été rendus ce jeudi 16 janvier par le tribunal de commerce de Casablanca. Ils prolongent de trois mois l’exploitation des deux entités.

« Lorsque l’intérêt général ou l’intérêt des créanciers nécessite la continuation de l’activité de l’entreprise soumise à liquidation judiciaire, le tribunal peut autoriser cette continuation pour une durée qu’il fixe, soit d’office soit à la demande du syndic ou du procureur du Roi », nous dit l’article 652 du code de commerce.

Dans le cas d’espèce, la continuation a été demandée par le syndic Abdelkbir Safadi. Ce fonctionnaire au tribunal de commerce se charge parallèlement de la liquidation de la Samir. D’ailleurs, cette dernière a elle aussi fait l’objet, ce jeudi, d’un jugement étendant son activité de trois mois supplémentaires.

En novembre 2018, Hôtelière Samir et Corral Hôtel Resort s’étaient vues étendre la liquidation du raffineur, le tribunal ayant constaté une « confusion de patrimoines » entre ce dernier et les hôtels. Ces derniers sont surtout liés, par des rapports capitalistiques en cascades, aux principales figures du raffineur, l'ancien PDG Cheikh Mohamed El Amoudi et son DG Jamal Ba-amer. 

Depuis, ces derniers ont bénéficié de plusieurs délais de prolongation. Pour l’heure, nous ne sommes pas en mesure de savoir quels actes de procédure ont été menés durant cette période de continuité. D’autant que le jugement d’extension n’a pas encore été confirmé en appel. Le verdict de la juridiction commerciale de second degré est attendu pour le 21 janvier 2020.

Le futur verdict concerne également d’anciens administrateurs de la Samir, dont l’ex PDG, le Cheikh Mohamed Al-Amoudi. Lui et 5 autres dirigeants ont été condamnés à la liquidation sur leurs patrimoines personnels en raison de fautes de gestion (versement de dividendes fictifs) ayant provoqué la crise de l’unique raffinerie.

Encore une fois, très peu d’informations ont fuité concernant le déroulement de la liquidation visant le patrimoine des dirigeants, qui sont, comme leurs biens, pour leur majeure partie établis à l’étranger (Etats-Unis, Arabie Saoudite, Suède, etc.).

Selon nos sources, les organes de la procédure attendent la confirmation de l’extension en appel pour attaquer frontalement ce volet. Mais en attendant, des démarches préparatoires ont-elles été entreprises ? Le syndic a-t-il dressé un inventaire de leurs biens ? Où en-t-il dans les vérifications des créances ? L’opacité du dossier rend impossible, à ce stade, de répondre à ces questions.

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