Le gouvernement encadre les métiers de travail social
Le Conseil de gouvernement a approuvé, jeudi 21 novembre, le projet de loi n°45.18 portant organisation du métier des travaux sociaux.
Ce texte, présenté par la ministre de la Solidarité, du développement social, de l'égalité et de la famille, vise à définir les conditions, règles et modalités d'exercice du métier de travailleur social, soit à titre indépendant, ou dans le cadre d'un contrat de travail régi par la législation du travail en vigueur.
Le projet de loi tend également à déterminer les attributions des travailleurs sociaux et les responsabilités qui leur incombent, notamment en ce qui concerne leurs relations avec les tiers, bénéficiaires de la prestation sociale, en application des principes de prise en charge d'autrui, tel que définis dans la loi 65.15 relative aux établissements de protection sociale.
Selon les termes de ce texte, est travailleur social toute personne exerçant, professionnellement, des interventions au profit d'un individu ou d'un groupe d'individus, afin de fournir une assistance sociale ou des services de qualification, de soutien, de protection ou d'intégration des individus.
Les travailleurs sociaux doivent être titulaires d'un des certificats ou diplômes dont la liste de spécialité est définie par un texte organique.
Les travailleurs sociaux, dans toutes les régions du Royaume, doivent adhérer à une association professionnelle, qui veille à garantir l'exercice légal de ce métier, à les représenter auprès des administrations et à contribuer à l'encadrement et à la qualification de la profession ainsi qu’à renforcer les capacités des travailleurs sociaux.
L'article 19 de cette loi prévoit des sanctions pour les acteurs non accrédités, pouvant aller d'un à trois ans d'emprisonnement et une amende de 10.000 DH.
à lire aussi
Article : ASMEX : comment Sonia Mezzour a gagné une élection bien plus disputée que prévue
Après plusieurs semaines de tensions autour de ses statuts et de son processus électoral, l’ASMEX a finalement tenu, mardi 23 juin, son assemblée générale élective dans un climat apaisé. Sonia Mezzour a été élue présidente au terme d’un scrutin serré. Elle prend la tête d’une association appelée à tourner la page des crispations internes et à ouvrir rapidement le chantier de sa gouvernance.
Article : Énergie : le bureau de l’ONUDI au Maroc certifié ISO 50001, une première mondiale pour l’organisation
Le site de Rabat couvre désormais près de 40% de ses besoins électriques grâce au solaire, après l’installation de panneaux photovoltaïques, le passage à l’éclairage LED et la modernisation de la climatisation. Selon l’agence onusienne, ces mesures ont permis de réduire de 25% la consommation globale et de plus de 60% les émissions de carbone.
Article : Le Grand Stade Hassan II primé aux Architizer A+Awards 2026
Le futur fleuron sportif marocain a reçu le prix du jury dans la catégorie des projets sportifs non encore construits.
Article : Logistique : Colis.ma s’étend au Sénégal et lance son premier corridor en Afrique de l’Ouest
Spécialisée dans les échanges entre le Maroc et l’Europe, Colis.ma poursuit son développement avec l’ouverture d’un corridor logistique vers le Sénégal, première étape de son expansion sur le continent africain.
Article : Enquête. Le scandale silencieux des avoirs en déshérence : pour un dirham rendu aux héritiers, deux partent au Trésor
Chaque année, des millions de dirhams oubliés par leurs propriétaires ou leurs héritiers glissent discrètement vers les caisses de l'État. Au Maroc, la loi organise le transfert des avoirs en déshérence mais impose peu d'obligations pour retrouver leurs bénéficiaires. Enquête sur une zone peu explorée du système financier dont l'ampleur réelle demeure inconnue.
Article : Dans son nouvel ouvrage, le Pr Hassan Chelly explore l’impact du numérique sur la relation médecin-patient
Dans un nouvel ouvrage intitulé "La relation médecin-patient à l’ère du numérique", le Professeur Hassan Chelly analyse les transformations profondes qui redessinent aujourd’hui les échanges entre praticiens et patients. Face à la montée de l’intelligence artificielle, de la téléconsultation et de l’information médicale en ligne, il plaide pour une médecine où la technologie reste au service de l’humain.