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Liberté sur internet: le Maroc est “partiellement libre”

L’ONG "Freedom House" estime, dans son dernier rapport publié récemment, que la liberté sur internet est en déclin pour la neuvième année consécutive. Le classement de 2019 place le Maroc à la 54e position sur 65 pays passés en revue.

Liberté sur internet: le Maroc est “partiellement libre”

Le 13 novembre 2019 à 11h15

Modifié 11 avril 2021 à 2h43

L’ONG "Freedom House" estime, dans son dernier rapport publié récemment, que la liberté sur internet est en déclin pour la neuvième année consécutive. Le classement de 2019 place le Maroc à la 54e position sur 65 pays passés en revue.

"Freedom House" a annoncé dans son rapport avoir trouvé des preuves de l'existence de "programmes avancés de surveillance des réseaux sociaux" dans au moins 40 des 65 pays étudiés.

Dans certains pays, les autorités choisissent de tout simplement couper l'accès à internet quand cela les arrange, tandis que d'autres font appel à des armées de petites mains pour manipuler les informations en ligne et en faire circuler des fausses de façon virale.

"De nombreux gouvernements se rendent compte que la propagande fonctionne mieux que la censure sur les plateformes", explique Mike Abramowitz, président de l'ONG.

"Les dirigeants autoritaires et populistes exploitent la nature humaine et les algorithmes pour conquérir des scrutins, faisant peu de cas des règles en place pour assurer des élections libres et équilibrées."

Qu'en est-il du Maroc?

Le classement 2019 de la liberté sur internet classe le Maroc dans la catégorie des pays "partiellement libres", avec un score de 54 points.

Ce classement prend en considération trois principaux critères: les obstacles à l’accès (14/25 pour le Maroc), la limitation des contenus (24/35) et la violation des droits des utilisateurs (16/40).

Soulignons que le classement est plafonné à 100 points. Un score entre 0 et 39 correspond à des pays non libres, entre 40 et 69 partiellement libres et entre 70 et 100, libres.

C’est l’Islande (95), l’Estonie (94) et le Canada (87) qui occupent les trois premières marches du podium alors que la Syrie (17), l’Iran (15) et la Chine (10) sont les derniers du classement.

Le Maroc est le deuxième pays le mieux classé dans le monde arabe, après la Tunisie (64). 

Améliorations observées dans 16 Etats

La Chine reste le pire pays en terme d'abus à la liberté sur internet, pour la quatrième année consécutive, alors que le gouvernement a intensifié ses efforts pour contrôler l'information sur les manifestations à Hong Kong ou le trentième anniversaire du massacre de Tiananmen.  

Aux Etats-Unis, "les forces de l'ordre et les autorités qui s'occupent de l'immigration ont étendu leur surveillance, en contournant les mécanismes de transparence, de contrôle et de responsabilité qui auraient pu restreindre leurs actions", déclare l'ONG.

"Les agents ont espionné, sans mandat, les appareils électroniques de voyageurs pour récolter des informations sur des activités protégées par la Constitution, comme les manifestations pacifiques", ajoute le rapport.

"Freedom House" a désigné le Soudan, le Kazakhstan, le Brésil, le Bangladesh et le Zimbabwe comme les pays où la liberté a le plus décliné sur internet cette année. Des améliorations ont été observées dans 16 Etats, l'Ethiopie en tête.

Mike Abramowitz a cependant cité des exemples où la technologie joue un rôle positif dans le changement démocratique, comme le Liban, où de nombreux individus "se rallient aux citoyens" pour appeler à des réformes.

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