Une zone d’accélération industrielle à Sefrou pour la région Fès-Meknès
La région de Fès-Meknès sera dotée d'une zone d'accélération industrielle basée à Sefrou d'une superficie de 500 hectares. Les études techniques qui définiront les secteurs et l'offre commerciale devront être finalisées dans un délai maximum de 9 mois.
Un protocole d’accord pour l’aménagement, le développement, la promotion, la commercialisation et la gestion d’une zone d’accélération industrielle dans la région de Fès-Meknès a été signé, le mercredi 16 octobre.
Il s’agit d’une zone de 500 hectares dans la commune de Sefrou. "Ce projet entre dans le cadre de la déclinaison régionale du plan d’accélération industrielle", nous assure une source au ministère du Commerce et de l’Industrie.
La stratégie de déclinaison régionale du PAI avait démarré par la région Souss-Massa. Et la deuxième région devait justement être celle de Fès-Meknès comme promis en juin 2018 par le ministère du Commerce et de l’Industrie dans le cadre du Forum économique de la région Fès-Meknès.
"C’est un projet qui permettra l’émergence d’un pôle industriel créateur de valeur. Cette zone bénéficiera des avantages octroyés à la nouvelle génération des zones industrielles", nous confie-t-on.
"Dans cette convention, tout est pris en considération pour la réussite du projet. La promotion de la zone auprès des opérateurs commencera dès que possible. Un focus sera mis sur la valorisation du terrain. Un travail sera mené pour ramener des entreprises locomotives", ajoute notre source.
MedZ chargée des études de positionnement et de marché
C'est justement ce que demandent les acteurs économiques de cette région qui présente un potentiel économique important mais inexploité. A plusieurs reprises, les patrons d'entreprises de cette région, surtout des PME, ont exprimé un sentiment d’isolement, d’abandon par les pouvoirs publics et les représentants du secteur privé au niveau national. Ils réclament l’arrivée de grandes structures favorisant le développement d’écosystèmes à l'image de Tanger avec l’écosystème Renault et Kénitra avec l’installation de PSA.
Cela dit, le projet n'est qu'à ses débuts car avant le démarrage de la zone, il faut d'abord mener les différentes études de positionnement et de marché relatives à cette nouvelle zone. Ce travail est confié à MedZ.
"Ce sont des études qui nous permettront de ne pas être en déphasage avec le marché. Il faudra bien mesurer le potentiel, savoir exactement combien il faut investir, quel type d’offre proposer (dimensions des lots), quelles formules commerciales (location, ventes…), et aussi évaluer les infrastructures in-site et hors-site pour savoir de quoi on parle et pour quel coût de revient", nous explique une source bien informée.
Les études devront également déterminer quel phasage sera fait en fonction de la demande potentielle du marché et quel rythme de commercialisation sera adopté pour cette nouvelle zone.
Sur la base de ces études, "un business plan sera élaboré et permettra aux promoteurs du projet d’entamer la deuxième phase qui serait de désigner un aménageur-développeur et fixer un échéancier pour livrer une première tranche de la zone", avance notre source.
Pour l'heure, MedZ dispose d'un délai de neuf mois pour mener à bien les études demandées. "Cela peut aller très vite comme ce fut le cas pour Agadir dont le protocole a été signé janvier 2018. Aujourd’hui, les travaux sont engagés et la livraison de la première tranche de la zone se fera en juin 2020", nous confie nos source.
Pour gagner du temps, parallèlement aux études, l'Etat préparera tous les prérequis juridiques de la zone.
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