Le think tank Policy Center for the new south monte en puissance
L’ex OCP Policy Center multiplie les publications et les événements de réflexion, améliore son classement mondial, compte de plus en plus d’experts et s’ouvre sur son environnement pour mieux contribuer à l’amélioration des politiques publiques.
Deux événements récents marquent la vie de ce think tank :
- Le changement, fin 2018, de son appellation, en passant d’OCP Policy Center à Policy Center for the new south, pour mieux refléter sa vocation (Maroc, Afrique et pays du Sud) et consacrer son autonomie.
- Le déménagement, début 2019, dans de nouveaux locaux à Rabat qui correspondent mieux à ses missions et à son rang parmi les think tank internationaux.
Policy Center for the new south est un bien public porté par le groupe OCP, sa fondation mais surtout l’Université Mohammed VI Polytechnique de Benguerir. Si ses publications sont disponibles en ligne, le centre sera bientôt accessible physiquement au public. C’est ce qu’a appris Médias24 lors d’une rencontre organisée le jeudi 16 mai à Rabat.
L'objectif du centre est d’enrichir la réflexion sur les politiques socioéconomiques au Maroc, en Afrique et dans tous les pays du Sud en observant, décryptant, analysant et évaluant les politiques publiques.
Le think tank est actif dans six programmes de recherche et d’action : 3 dans le domaine des relations internationales (1 sur le Maroc et 2 sur l’Afrique), 2 dans le domaine de l’économie (1 sur le Maroc et 1 sur l’Afrique), et 1 dans le domaine des politiques publiques.
Créé il y a 5 ans par son président Karim El Aynaoui, le think Tank monte en puissance. Il compte 36 Fellows marocains et étrangers (experts externes) dans différents domaines (géopolitique, économie, énergie…) dont d’anciens ambassadeurs et ministres et d’éminents professeurs. Il compte aussi un staff permanent d’une quarantaine de personnes. Cet effectif sera renforcé par le recrutement de nouveaux fellow et de chercheurs permanents.
Policy Center for the new south a produit l’année dernière un total de 212 publications contre 112 en 2017 : des briefs, articles, éditoriaux, papiers de recherche, livres et rapports, publications académiques… Il prévoit d’accélérer la cadence des publications.
Autre domaine d’activité, l’organisation d’événements : une centaine l’année dernière, la moitié à l’international. L’événement phare est Atlantic Dialogues. Sur ce volet aussi, la cadence des manifestations va s’accélérer.
Le think Tank mène par ailleurs des initiatives en faveur de la jeunesse, à travers le soutien des jeunes leaders et l’organisation de stages.
Grâce à toutes ces actions, Policy Center for the new south a amélioré son classement dans l’indice Global Go te Think Tank de l’université de Pennsylvanie. Le think tank est 1er au Maroc et au Maghreb, 8ème dans la région Mena, 16ème au plan mondial pour la qualité de ses conférences, 52ème sur les questions des ressources et de l’énergie…
Notons enfin que le centre marocain collabore avec les plus prestigieux think tank internationaux dans les 4 coins du monde.
Au Maroc, Policy Center for the new south veux mieux s’ouvrir sur son environnement. Il vient d’ailleurs de signer une convention avec la CGEM pour mener des travaux dans des domaines tels que la politique industrielle, le commerce, les nouveaux relais de croissance, les politiques publiques, le secteur privé et les territoires, l’entrepreneuriat et les relations sociales dans l’entreprise.
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