Accouchement par césarienne: la CNOPS serre la vis
A partir du 1er mai prochain, la CNPOS exigera un compte rendu précisant l’indication médicale lors du dépôt du dossier de facturation suite à une demande de prise en charge d’un accouchement par césarienne.
La Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale instaure une nouvelle procédure de prise en charge de l’accouchement par césarienne.
La Caisse justifie cette décision par "un taux de recours à la césarienne supérieur à ceux recommandés par l’OMS (25%)".
Selon une étude réalisée par la CNPOS sur son poste de dépenses "accouchement", la césarienne représente 57% du total des actes d’accouchement du régime AMO du secteur public et s’accapare 81% des dépenses relatives à ces actes en 2016, contre respectivement 37% et 62% en 2006.
>> Lire aussi : Accouchement par césarienne : guéguerre entre les médecins et la CNOPS
Ce taux, "anormalement supérieur" à celui de l’OMS, génère une perte annuelle moyenne supportée par la CNOPS dépassant 70 millions de DH.
Désormais, la Caisse exigera un compte rendu précisant l’indication médicale lors du dépôt du dossier de facturation suite à une demande de prise en charge d’une césarienne programmée ou liée à une situation d’urgence.
Par conséquent, poursuit la décision dont Médias24 détient copie, en cas de recours à une césarienne non justifiée médicalement, la prise en charge sera payée à la clinique sur la base du forfait de l’accouchement par voie basse.
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