Voici les projets prévus pour tenter de redynamiser les villes nouvelles
Al Omrane va lancer le placement d’une quarantaine de projets auprès des investisseurs en vue de leur réalisation pour redynamiser 4 villes nouvelles et 2 nouveaux pôles urbains: Tamesna, Chrafat, Tamensourt, Sahel Lakhyayta, Ras El Ma et Al Aroui. L’investissement est estimé à près de 1,5 milliard de DH.
Les villes nouvelles souffrent depuis leur lancement d’un déficit d’équipements publics. Depuis 2013, le gouvernement tente de rattraper le retard.
En ce début d’année 2019, le chantier de relance des villes nouvelles se poursuit. Al Omrane, acteur public chargé du dossier, a lancé en mars dernier un appel d’offres pour se faire accompagner dans le placement de plusieurs projets d’équipements auprès des investisseurs.
Quatre villes nouvelles et deux pôles urbains sont concernés: Tamesna, Chrafat, Tamensourt, Sahel Lakhyayta, Ras El Ma et Al Aroui. Une quarantaine de projets (voir liste ci-dessous) totalisant un investissement de près de 1,5 milliard de DH sont prévus. Ils seront développés sur plus de 800.000 m2.
Cette opération de placement est censée être bouclée courant 2020. Suivra le développement des projets par les investisseurs retenus. Autrement dit, les résultats ne seront visibles que d’ici quelques années. C’est lent, mais c’est normal quand il s’agit de rattraper des déficits d’infrastructures de villes entières.
Dans le cadre du programme relatif à la revalorisation des villes nouvelles et des pôles urbains, le groupe Al Omrane a lancé en mai 2017 une étude portant sur la faisabilité d’un plan de relance dont l’ambition est de redynamiser quatre villes nouvelles et deux pôles urbains et sur la mise en place d’une démarche novatrice en matière de commercialisation.
"A l’issue de cette étude, chaque pôle urbain a été analysé en détail afin de lui attribuer sa propre vocation en fonction de son positionnement, ses orientations stratégiques et son potentiel de développement", précise Al Omrane dans le document de l’appel d’offres.
Ainsi, plusieurs projets à développer ont été définis pour répondre aux attentes des populations en termes de composantes économiques et sociales. Une structuration financière a été proposée pour chaque projet en fonction de sa nature, sa taille et son business plan.
Il s’agira désormais pour Al Omrane de "vendre" ces projets aux investisseurs.
Voici la liste détaillée des projets:


Pour rappel, le développement des villes nouvelles n’a pas été une expérience réussie au Maroc. Ce chantier lancé au début des années 2000 par le gouvernement pour répondre à la forte demande de logements, n’a pas été conduit de façon intégrée et coordonnée entre les différents départements censés intervenir dans la création de nouveaux centres urbains.
Des habitats ont été construits mais les équipements publics, les lieux de vie et les zones d’activité n’ont pas suivi. Résultat: des villes mortes, qui n’attirent pas la demande escomptée au départ et où les habitants qui ont osé le pas ne sont pas satisfaits et se sentent piégés.
Le groupe Al Omrane qui a conduit ce grand chantier, n’est pas le seul responsable de cette situation, car on peut très bien lancer la construction d’équipements publics dès le départ, mais encore faut-il que les autres départements s’activent pour les animer et les gérer.
Depuis 2013, le gouvernement tente de rattraper le retard. Il a lancé des plans de relance pour redynamiser les villes nouvelles à travers la construction de plusieurs équipements publics prévus. Par ailleurs, les résultats demeurent insuffisants.
Les efforts se poursuivent, comme en témoigne ce récent appel d’offres. La redynamisation est espérée à moyen et long terme.
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