CFG Bank veut doubler de taille dans deux ans
CFG Bank vient de boucler trois années d’activité en tant que banque universelle. Période au cours de laquelle elle a doublé de taille et séduit 20.000 clients. Son management veut doubler encore une fois de taille dans deux ans.
Avec ses 4,1 milliards de DH de dépôts et 2,6 milliards de DH de crédits à fin 2018, le petit poucet du secteur bancaire, qui a démarré fin 2015, est très loin derrière les mastodontes de la place en termes de parts de marché. Ce qui n’enlève rien à son succès : CFG Bank est une banque à taille humaine, qui se développe conformément à ses prévisions et dont le business model, basé sur le digital et l’innovation, a séduit près de 20.000 clients.
Souad Benbachir, directrice générale de CFG Bank, a reçu Médias24 et LeBoursier pour faire le bilan des trois premières années d’activité.
Il résulte de ce bilan que la banque a doublé de taille entre 2016 et 2018 grâce à ses 16 agences opérationnelles jusqu’à 19h, à ses 70 GAB nouvelle génération installés dans des supermarchés et des stations-service, à son application mobile avancée…
CFG Bank a misé dès le départ sur la qualité de la relation avec le client et une offre de services à valeur ajoutée pour s'imposer : crédit immobilier modulable, dépôt des chèques et d’espèces dans les GAB, ouverture du compte et équipement du client en carte bancaire et chéquier en 45 minutes… Elle continue sur cette trajectoire en lançant de nouvelles innovations :
- Dépôt des chèques à l’encaissement en les scannant via mobile (leur dépôt en agence ou sur les GAB peut se faire deux jours après). Ce service sera élargi aux chèques du CIH en attendant sa généralisation.
- Avec CIH également, CFG a lancé les virements instantanés.
- Le déblocage de la dotation voyages via un simple scan du passeport sur l’application mobile (service en cours de lancement).
A travers ces innovations, CFG Bank espère encore doubler de taille dans 2 ans et atteindre l’équilibre financier. En effet, la banque continue de perdre de l’argent vu qu’elle a investi 600 MDH au cours des dernières années qu’elle continue à amortir.
Atteindre l’équilibre n’est pas une chose facile dans l’actuel contexte du marché bancaire : le crédit bancaire ralentit ce qui accroît la concurrence et écrase les marges. Sachant que CFG Bank doit s’imposer et que les deux tiers de ses dépôts sont rémunérés (structure normale pour une banque en démarrage), sa profitabilité est modérée.
La banque résiste et préfère se développer sainement. « Nous ne sommes ni les plus chers ni les moins chers du marché, et nous avons un taux d’impayés proche de zéro », affirme Souad Benbachir pour illustrer la politique commerciale prudente de CFG.
Une prudence qui ne peut que ravir les actionnaires, dont le nombre s’est élargi après deux opérations d’augmentation de capital de 300 MDH chacune : en plus des fondateurs et dirigeants de la banque, il y a RMA Watanya, Axa Assurances Maroc, CIMR, Saham Assurance, BMCE Bank, des industriels marocains et deux fonds d’investissement gérés par Amethis et Africinvest.
Compte tenu de la stratégie d’investissement propre aux fonds de capital risque, ces deux derniers actionnaires pourraient opérer une sortie dans trois ans environ, probablement via la Bourse de Casablanca, les fondateurs de CFG ayant depuis le départ comme objectif l'introduction en bourse.
Lire l'intégralité du bilan des 3 années d'activité de CFG Bank dans l'article de LeBoursier.
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