Délits et quasi-délits: Délai de prescription plus généreux pour les actions en indemnité
Le délai de prescription pour les actions en indemnité du chef de délits et quasi-délits fixé à 5 ans au lieu de 3 ans.
Le domaine de la responsabilité civile vient de recevoir un léger coup de pinceau, mais aux conséquences potentiellement bénéfiques pour les requérants. En effet, le délai de prescription sera plus long pour les actions en indemnités du chef d’un délit ou quasi-délit.
Publiée au bulletin officiel du 21 février 2019, la loi n°04-19 modifiant l’article 106 du Dahir des obligations des contrats fixe ce délai à 5 ans au lieu des 3 ans prévus par l’ancienne version.
Les délits et quasi-délits sont des faits qui causent un dommage à autrui et font peser, sur leurs auteurs, une obligation d’indemniser la victime. On parle de délit lorsque le préjudice a été causé avec intention de nuire (article 77 du DOC). En revanche, le quasi-délit renvoie à un acte involontaire, résultant d’une négligence ou maladresse (article 78 du DOC).
La nouvelle loi prévoit, en outre, un délai de 15 ans pour les demandes d’indemnisation du fait de l’explosion de mines.
Le décompte de ces délais démarre, selon le même texte, à partir du moment où la partie lésée a eu connaissance du dommage et de celui qui est tenu d'en répondre. L’action se prescrit dans tous les cas par 20 ans, au lieu de 15 ans dans l’ancien texte, à partir du moment où le dommage a eu lieu.
à lire aussi
Article : En sept mois de 5G, IAM avance des résultats très probants
Lancée en novembre 2025, la 5G produit ses premiers effets mesurables chez Maroc Telecom. Les résultats semestriels de l'opérateur font état d'une consommation de data mobile en hausse et de nouveaux usages qui s'installent, chez les particuliers comme dans les entreprises.
Article : L'État devient le premier client du secteur bancaire
En quelques années, l'État et sa sphère élargie sont devenus le premier client des banques marocaines, par les bons du Trésor mais aussi par une série de détours de mieux en mieux rodés. Bank Al-Maghrib reconnaît un effet d'éviction, tout en le jugeant modéré. Mais son calcul repose sur un périmètre étroit.
Article : Tournée du RNI dans le Sud : trois meetings en un jour et une riposte au PAM signée Akhannouch
Aziz Akhannouch a clairement repris la main dans la campagne électorale du RNI en prévision des législatives de septembre. À Tan Tan, Laayoune et Dakhla, il défend la présence du parti dans des régions à fort enjeu politique et pas seulement électoral.
Article : Législatives 2026 : lecture de la première annonce des têtes de liste de l’Istiqlal
À moins de deux mois des élections législatives du 23 septembre, le Parti de l'Istiqlal a dévoilé une première vague de ses têtes de liste locales. Cette sélection, qui couvre une grande partie du territoire, traduit un équilibre entre continuité et renouvellement : le parti reconduit plusieurs figures expérimentées tout en faisant émerger de nouveaux profils.
Article : Rapport Banque Mondiale: des fragilités bien réelles sous les bons chiffres
La croissance a atteint 4,9% en 2025 et le pays est passé en catégorie investissement. Le rapport de la Banque mondiale dresse toutefois un tableau plus nuancé : un marché du travail que la refonte statistique du HCP montre bien plus fragile qu'on ne le pensait et une transformation numérique inachevée.
Article : PAM : 90 têtes de liste et une inconnue nommée Lekjaâ (liste)
Réuni le samedi 25 juillet à Salé, le conseil national du PAM a dévoilé ses têtes de liste dans 90 des 92 circonscriptions locales. Mais c'est une case restée vide qui a focalisé l'attention : celle de Berkane, où se présenterait Fouzi Lekjaâ, entré au bureau politique du parti sans que personne ne sache encore quel rôle il compte y jouer. Derrière ce ralliement et celui de Yanja Khattat, une liste qui confirme les ambitions du parti..