Indice de migration potentielle: Les Marocains un peu moins nombreux à vouloir émigrer (Gallup)
Le centre de recherche américain Gallup a publié récemment, parallèlement à l'adoption du pacte mondial sur les Migrations à Marrakech, un nouveau rapport sur les intentions de migrer, intitulé: L'indice de migration potentielle (PNMI). Le score du Maroc s'est amélioré par rapport à l'indice de 2010-2012.
Le document se base sur des entretiens effectués auprès d'un demi-million d'adultes (453.122) dans 152 pays, dont le Maroc, entre 2015 et 2017.
Les personnes interviewées ont répondu aux questions suivantes:
- Dans l’idéal, si vous en aviez l’occasion, aimeriez-vous vous installer durablement dans un autre pays ou continuer de vivre ici?
- Si vous souhaitez déménager, dans quel pays souhaiteriez-vous vivre?
L'indice calcule ainsi les gains et les pertes en population dans le monde, si tous ceux qui souhaitaient vivre dans d'autres pays pouvaient le faire sans restrictions. Plus le PNMI est élevé, plus le gain potentiel en population est important. Les scores négatifs indiquent une perte de population.
Région Mena: le Maroc s'améliore
Trois régions ont enregistré un recul de l'indice de migration potentielle. Il s'agit de la région Mena, l'Afrique subsaharienne, et l'Amérique latine et les Caraïbes.
Selon le centre Gallup, la région Mena pourrait perdre 6% de sa population, en cas de migration libre. Ce chiffre était de +2% en 2010-2012, ce qui représente une perte nette pour la région. Cela s'explique par la baisse du PNMI en Syrie (-44%), en Irak (-29%) et en Libye (-16%), ravagés par les conflits.
Au Maroc, l'indice de migration potentielle est de -19%. Le Maroc pourrait ainsi perdre 19% de sa population adulte, si toute personne souhaitant s'installer à l'étranger pouvait le faire librement. Ce chiffre, qui était de -23% entre 2010 et 2012, a connu une amélioration. L'intention des Marocains de migrer a donc diminué.
Le rapport montre également que le Royaume pourrait perdre 29% de ses jeunes, (âgés entre 15 et 29 ans) en cas de migration libre.
Le PNMI des Emirats arabes unis a quant à lui beaucoup reculé, tout en restant très positif, passant de 712% en 2010-2012 à 204% en 2015-2017. Cela signifie qu'en cas de migration libre, la population adulte des Emirats pouvait augmenter de 712% entre 2010 et 2012. Ce chiffre est passé à 204% en 2015-2017.
Le Koweït, l'Arabie saoudite, la Libye, la Jordanie, l'Egypte, la Tunisie, l'Algérie et la Syrie ont également reculé, comme le montre le tableau ci-dessous.
Le Maroc fait ainsi partie des rares pays qui ont enregistré une amélioration dans la région Mena, par rapport à l'indice de 2010-2012.
(Source: Gallup)
Par ailleurs, les résultats du PNMI ont considérablement augmenté en Allemagne, ce qui a coïncidé avec l'amélioration des conditions économiques et l'afflux massif de migrants et de réfugiés dans la région en 2015 et les années suivantes. L'indice de migration potentielle en Allemagne est passé de 23% (2010-2012) à 45% (2015-2017).
En Autriche, au Danemark, en Finlande, en France, à Malte, aux Pays-Bas, au Portugal et en Suède, le PNMI a augmenté de manière significative entre 2015 et 2017.
Le PNMI en Nouvelle-Zélande est de 231%, l'un des plus élevés au monde. Cela signifie qu'en cas de migration libre, la population adulte de la Nouvelle-Zélande augmenterait de 231%.
La Sierra Leone verrait quant à elle sa population, âgée entre 15 et 29 ans, réduite de 78% si les personnes souhaitant quitter le pays pouvaient le faire et s'installer ailleurs sans restrictions.
Notant que le PNMI est mesuré sur une échelle de -100 (signifiant que la population adulte totale du pays partirait) à l'infini (signifiant que l'afflux potentiel de population adulte dans le pays est illimité et dépend du nombre d'adultes qui souhaitent y emménager).
Lire aussi:
Le Pacte mondial des migrations adopté à Marrakech
Ce que prévoit le Pacte mondial sur les Migrations
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