Les recettes de l'IS toujours en baisse à fin juillet (chiffres de la TGR)
Les recettes fiscales encaissées à fin juillet ont augmenté d'un petit 1,7%, selon la TGR. Les recettes de l'IS ressortent en baisse de 8,5% établis sur la base d'une comptabilité de caisse.
À fin juillet, les recettes ordinaires du trésor se sont élevées à 158,7 milliards de dirhams en hausse de 18,8% en comparaison avec la même période de 2017, selon les dernières statistiques de la Trésorerie Générale du Royaume (TGR).
Cette amélioration est imputable essentiellement au transfert de 24 milliards de dirhams du compte spécial intitulé « Compte spécial des dons des pays du Conseil de Coopération du Golfe » vers le budget général « sans qu’il y est d’impact sur le solde budgétaire », précise-t-on au niveau de la TGR.
Sans ce transfert, les recettes ordinaires auraient augmenté d’un petit 0,9%.
La TVA reste la première source des recettes du budget de l’Etat (23,8%) avec un montant de 37,7 milliards de dirhams. Ses recettes ont évolué de 6,4%. Elle est suivie de l’IS qui représente 17,7% de l’ensemble des recettes à 28 milliards. Cela dit, les recettes de l’IS se maintiennent dans une tendance baissière avec -8,5%. Idem pour les recettes de monopole, des droits d’enregistrement et de la TIC des produits énergétiques qui ont baissé respectivement de 4,3%, 1,8% et 1,2%.
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La trésorerie générale du Royaume explique la baisse de l’IS « en grande partie par le bon comportement durant l’année 2016 des résultats du secteur financier, des sociétés pétrolières, de l’agence nationale de la conservation foncière, des cimenteries, des sucriers et des sociétés de télécommunications ».
Dans l’ensemble, les recettes fiscales ont été de 124,3 milliards de dirhams contre 122,3 milliards à fin juillet 2017, en augmentation de 1,7%. Selon la TGR, l’évolution des recettes fiscales résulte de la hausse des recettes douanières de 6,2% et de la baisse de la fiscalité domestique de 0,9%.
Du côté des dépenses, la note de la TGR avance qu’à fin juillet 2018, les engagements de dépenses, y compris celles non soumises au visa préalable d’engagement, se sont élevés à 307,5 milliards de dirhams, représentant un taux global d’engagement de 58% contre 57% à fin juillet 2017. Le taux d’émission sur engagements a été de 81% contre 82% un an auparavant.

Le taux de couverture des dépenses ordinaires par les recettes ordinaires a été de 124,1% contre 107,2% un an auparavant. Ainsi, à fin juillet 2018, 39,4% de ces recettes ont été consacrées aux dépenses de personnel, 23,5% aux dépenses de matériel, 11,2% aux intérêts de la dette, 4,4% aux émissions de la compensation et 2,1% aux remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux.
Ainsi, une partie des dépenses émises au titre du budget de l’Etat a été financée principalement par le recours à l’emprunt.
La TGR précise que sur la base des recettes encaissées et des dépenses émises, la situation des charges et ressources du Trésor dégage un déficit budgétaire de 20,2 milliards de dirhams à fin juillet 2018, contre un déficit budgétaire de 18,2 milliards un an auparavant.
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