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ECONOMIE

Dialogue social: Les parties se donnent jusqu'à septembre pour trouver un accord

Le dialogue social bute encore car aussi bien le gouvernement que les syndicats campent sur leurs positions. La rencontre du 26 juin n'a pas permis le déblocage de la situation. Un nouvel horizon a été fixé pour aboutir à un accord : septembre 2018. 

Dialogue social: Les parties se donnent jusqu'à septembre pour trouver un accord
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Le 28 juin 2018 à 15h32 | Modifié 11 avril 2021 à 2h47

Comme annoncé par Médias24, le chef du gouvernement a tenu des réunions, lundi 25 juin, avec les centrales syndicales pour relancer le dialogue social.

Une source proche du chef du gouvernement nous expliquait, vendredi 22 juin, que «la première phase du dialogue social a débouché sur des allers-retours entre les trois parties, et a été interrompu à la demande des syndicats qui ont préféré surseoir à la signature. Dès lors, le chef du gouvernement avait déclaré sa disponibilité à reprendre le dialogue. Ça se fera le début de cette semaine".

Le chef du gouvernement a donc rencontré séparément les responsables des syndicats les plus représentatifs. Aucune rencontre ni échange n’a eu lieu ce jour-là avec la CGEM, troisième partie impliquée dans le dialogue social.

Il n’y a aucun doute sur la volonté de Saâdeddine Elotmani de faire avancer ce dossier et son désir d’aboutir le plus rapidement à un accord. Cependant, des sources syndicales nous ont assuré que la rencontre n’a finalement abouti à rien.

«Nous avons bien rencontré le chef du gouvernement, mais le discours est resté le même. Il n’y a rien eu de concret», nous explique une source à l’UGTM. De nouvelles dates de réunions éventuellement ? «Non. Nous avons juste reparlé des différentes propositions et avons réitéré notre position. Nous sommes restés au même stade d’avant le 1er mai», assure notre interlocuteur.

La CDT veut une augmentation générale des salaires de 600 DH dans le public et le privé

De son côté, la CDT a publié un communiqué à la suite de cette rencontre où elle accable le gouvernement et l’accuse de bloquer le dialogue. «Nous nous attendions à recevoir une nouvelle offre de la part du gouvernement susceptible d’ouvrir de nouveaux horizons de négociation et débloquer la situation, mais malheureusement, le gouvernement est resté prisonnier d'une vision étroite marquée par l’irresponsabilité», écrit la CDT dans son communiqué.

La CDT révèle avoir formulé une proposition au chef du gouvernement et au ministre de l’emploi, également présent lors de la réunion, dont les mesures suivantes :

- 600 dirhams d’augmentation générale des salaires dans le secteur public et privé,

- La mise en application des mesures restantes de l’accord du 26 avril 2011,

- Une hausse de 10% du SMIG,

Selon la CDT, le chef du gouvernement a qualifié «d’impossible» l’augmentation générale de 600 dirhams demandée. Elle estime que c’est un comportement irresponsable et conclut que la réunion avait pour seul objectif de connaître «l’avis et les propositions des syndicats en ce qui concerne la loi sur la grève et la transformation de la CNOPS en établissement public».

L’Union Nationale du Travail au Maroc (UNTM), affiliée au PJD, a également publié un communiqué à la suite de sa réunion avec Elotmani où elle appelle le gouvernement «à améliorer son offre lors des futures rencontres» en précisant que les deux parties se donnent comme nouvel horizon septembre 2018 pour faire aboutir l’accord.

>>Lire aussi: Echec du premier dialogue social du gouvernement El Otmani ?

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Le 28 juin 2018 à 15h32

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