CGEM: le duo Marrakchi/Benhida s’inscrit dans la continuité de l’héritage Lahjouji/Chami
Le binôme Marrakchi/Benhida, candidats à la présidence et vice-présidence de la CGEM, a tenu le 14 mai son grand meeting électoral pour présenter son programme CAP 2021. Invités de marque : deux anciens présidents, Abderrahim Lahjouji et Hassan Chami.
Devant une salle comble, le duo Marrakchi/Benhida a présenté son programme CAP 2021 pour la présidence de la CGEM. L'élection du patron des patrons connaît pour la première fois depuis de nombreuses années, une vraie course à la présidence.
Marrakchi a sorti l’artillerie lourde ce 14 mai, une journée marathon qui a enregistré la tenue d’une conférence de presse suivie d’un grand meeting pour présenter son programme CAP 2021.
Hakim Marrakchi n’a pas manqué l’occasion de lancer, autant que possible, des piques envers son concurrent Mezouar comme lors de la conférence de presse qui a précédé le meeting où il a déclaré: "Il y a quelques années, j’ai présenté une partie de ce programme à l’ancien ministre de l'Économie et des Finances, à l’époque ce ministre s’appelait Salaheddine Mezouar. C’est amusant de voir que des années plus tard, il vient avec un programme qui ressemble peu ou prou à ce que nous proposons ici et qui dit 'dynamisons notre économie en faisant ce que je n’ai pas fait'".
Justement, que comprend ce programme ? Le duo qui mène sa campagne sous le slogan "libérer l’entreprise" avec 6 axes majeurs:
- Pacte de confiance avec le gouvernement, l’administration, les partenaires sociaux pour un nouveau contrat social.
- Agir pour la croissance et la compétitivité.
- Agir pour le développement de nos opérateurs économiques.
- Agir pour le développement régional et la croissance des entreprises à l’international.
- Agir pour le développement des compétences et de l’employabilité.
- Agir pour une CGEM influente et proche de ses adhérents.
À travers ces axes, le binôme avance un certain nombre de mesures concrètes comme:
- Œuvrer pour la baisse du coût du travail.
- 0 charge sociale sur les bas salaires.
- Création d’un guichet GoAhead pour les start-up.
- Lancement de Cap Business Africa, initiative pour accompagner les PME sur le marché africain.
- Création d’écosystèmes régionaux.
Plus de détail ici.
Mais au-delà du programme, pour Hassan Chami ancien président de la CGEM et invité de marque du meeting Marrakchi/ Benhida, cette présidentielle patronale se joue entre "un candidat issu du milieu politique, qui était certes entrepreneur, mais qui a fait une autre carrière (…) et un candidat issu de l’entreprise qui a bâti une entreprise par lui-même".
Abderrahim Lahjouji verse dans le même sens. "Il est dangereux d’avoir une CGEM qui a des liens politiques avec un parti. Je le dis clairement, car de triste mémoire, en 1993 lorsque l’opération d’assainissement s’est abattue sur les entreprises et a jeté leurs leaders en prison de manière injuste. À ce moment-là, aucun parti politique n’a levé le doigt et il a fallu compter sur l’autonomie et l’indépendance de la CGEM".
Le ton est donné.
Quelques paroles de Hakim Marrakchi
"Je connais beaucoup de gens du RNI qui me soutiennent, des gens de l’Istiqlal peut-être. Des gens d’autres partis, je n’en sais rien. Ceux du RNI me le disent justement parce qu’ils sont du RNI et que mon concurrent vient de ce parti. Je n’ai pas de conviction partisane, je suis libre, je représente et défends l’entreprise".
"Nous avons les moyens de mettre en place des services d’intelligence économique et de les offrir à nos PME de façon à ce que nous soyons plus efficients lorsque nous exportons."
"Les actions menées par M. Lahjouji et M. Chami étaient complémentaires, mais par la suite, il y a eu des disruptions. Il y a certaines valeurs qui étaient portées par eux qu’on n'a plus retrouvées par la suite, qui sont revenues autrement après. En fait, on a besoin de continuité".
"Nous avons besoin de passer d’une situation où nous gérons la réaction à une situation où nous anticipons l’administration et nos partenaires publics. Nous ne pouvons pas nous laisser guider, nous devons nous-mêmes orienter, nous devons avoir des dossiers prêts. Anticiper, c’est notre métier de chef d’entreprise, ou sinon on ne risquerait rien. Nous sommes habitués à le faire, c’est pour cela qu’il est important que le patron des patrons soit un vrai patron".
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