Paiement mobile: La Banque Populaire “recrute” les commerçants pour sa solution B-Pay
L'application B-Pay a déjà été téléchargée un millier de fois sur Google Play. Presque toutes les fonctionnalités sont actives et gratuites, sauf le paiement des marchands qui attendra l'adhésion d'un nombre suffisamment important de commerçants. Détails.
Depuis son lancement, la solution de paiement mobile du groupe Banque Populaire, baptisée «B-Pay», a été téléchargée plus de 1.000 fois rien que sur Google Store. L’application offre un portefeuille électronique lié à un numéro de téléphone et à un compte bancaire. Le principe d’interopérabilité n’étant pas encore opérationnel à ce stade, B-PAY n’est donc fonctionnelle qu’entre les clients de la banque du cheval.
«Malgré un lancement très récent, il y a eu déjà pas mal de transactions sur l’application», nous annonce Laïdi El Wardi, Directeur Général de la Banque de détail et des Marocains du monde au groupe BCP, lors d’une rencontre tenue ce 20 avril. Il affirme que plusieurs clients ont rechargé leurs portefeuilles virtuels et effectuent des opérations.
Notons que la majorité des fonctionnalités sont actives : paiement de factures, recharges, transfert d'argent & virements... Et bien que le paiement des marchands (épiceries...) ne soit pas encore opérationnel, notre interlocuteur nous explique que rien n’empêche, pour le moment, l'utilisation de l'application par les commerçants en tant que particuliers. Autrement dit, se faire payer par virement entre wallets.
Des commissions accessibles pour les commerçants
Ceci étant, la fonctionnalité "paiement des marchands" est techniquement opérationnelle. Ce qui reste c'est le recrutement de cette population. « C’est un écosystème sur lequel nous travaillons. Il suffit d’arriver à un certain nombre d'opérateurs par secteur pour activer la fonctionnalité», nous indique notre interlocuteur.
Il ajoute que les commissions qui seront appliquées aux commerçants pour l’utilisation de la plateforme seront largement accessibles.
Par ailleurs, nous apprenons que B-PAY ne permet pas pour l'instant de recevoir ou de faire des transferts de ou vers l'étranger. Les numéros de téléphone nationaux étant les seuls admis dans le système actuellement. Mais rien n’écarte la piste de l’introduction de cette option dans le futur.
Et pour capter une clientèle non bancarisée, le groupe BCP mise sur sa filiale M2T, qu’il veut contrôler à 100% « très prochainement ». M2T fait partie de la première vague des établissements de paiement agréés par Bank Al-Maghrib, qui pourront offrir des services de paiement à travers des comptes de paiement de type 1, 2 ou 3 (plafonnés respectivement à 200, 5.000 et 20.000 dhs).
Néanmoins, les clients de M2T utiliseront une autre version de B-PAY, où les portefeuilles seront adossés à ces comptes de paiement et non à des comptes bancaires.
D’une autre part, M2T compte actuellement 2.000 points de ventes, un réseau de distribution sur lequel la banque du cheval mise gros. Le groupe BCP veut même associer le réseau de distribution de sa fondation spécialisée en micro-finance, Attawfiq, qui compte plus de 400 points de vente.
Dans ce sens, Laïdi El Wardi nous annonce également que les micro-crédits octroyés par la fondation Attawfiq pourront à l'avenir être débloqués sur des comptes de paiement, notamment les comptes de type 3 plafonnés à 20.000 Dhs.
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