Voici les secteurs où les entreprises marocaines ont investi à l'étranger en 2017
Banques, télécommunications, immobilier ou encore industrie. Ce sont les secteurs qui ont attiré les investisseurs marocains en dehors des frontières en 2017.
Les investissements des Marocains à l'étrangers ont été marqué par une domination du secteur bancaire en 2017. C'est ce qui ressort des chiffres à fin septembre communiqués par l'Office des changes et qui détaillent les secteurs d'investissement et les pays de destination.
Par secteur, les banques sont en haut du podium avec des investissements de l'ordre de 5,7 milliards de dirhams. Il s'agit de l'effet de l'acquisition de Barclays Bank Egypt par Attijariwafa Bank. Si le montant est exceptionnel vue l’ampleur de l’opération, il n’en reste pas moins que les opérateurs marocains du secteur bancaire ont été très actifs ces cinq dernières années avec une enveloppe d’investissements annuelle moyenne de 1,1 milliard de dirhams.

Toujours en 2017, on remarque un rebond des investissements dans le secteur des télécommunications (575 MDH) confirmant la tendance de 2016 où 360 MDH ont été investis. Cela fait référence aux récents investissements de Maroc Télécom sur le continent.
L’analyse de la période 2012-2017 fait ressortir quatre secteurs concentrant l’intérêt des Marocains:
- La banque avec 11,2 milliards de dirhams
- L’industrie avec 3,1 milliards de dirhams
- L’immobilier avec 1,4 milliard de dirhams
- Les télécoms avec 1,1 milliard de dirhams.
Sur les cinq dernières années, le secteur bancaire a été détrôné une seule fois, en 2016, par le secteur industriel.

Par pays, sans surprise, la grosse transaction d’Attijariwafa Bank finalisée en mai 2017 a permis à l’Egypte de se hisser au top des pays destinataires des investissements marocains en 2017 contrairement aux années précédente où le pays attirait peu d’investissements. De 2012 à 2016, le plus important montants investi en Egypte avait été 82 millions de dirhams.

Selon l’analyse des chiffres de l’Office des changes, c’est la côte d’Ivoire qui a été au centre de l'intérêt des Marocains au cours des dernières années avec des enveloppes annuelles allant de 300 MDH à 1,7 milliard de dirhams.
À découvrir
à lire aussi
Article : Législatives : le PAM mise sur la continuité et les ralliements pour améliorer son score
La direction du PAM a dévoilé lors d’une réunion de son Conseil national, une liste de candidats combinant des ministres et élus sortants, deux ralliements de premier ordre qui ont rejoint son bureau politique avant de présenter les grandes orientations de son programme.
Article : TVA intérieure. Pourquoi le taux d’exécution net recule à 38,5% à fin juin
À fin juin 2026, la TVA intérieure affiche un taux d’exécution net de 38,5%, contre environ 45% un an auparavant. Cette baisse ne traduit pas un affaiblissement du recouvrement brut, qui continue de progresser. Elle s’explique essentiellement par l’accélération des remboursements de TVA, dont le montant avait déjà dépassé la prévision inscrite dans la loi de finances.
Article : Administration : pourquoi les réclamations des citoyens continuent d'exploser
Institution chargée de la médiation entre les usagers et l'administration, le Médiateur du Royaume a enregistré une hausse de 25% des saisines en 2025. Son rapport annuel met en évidence les dysfonctionnements qui continuent de compliquer les relations entre l'administration et les citoyens.
Article : Dépôts à terme : est-il encore intéressant de bloquer son argent pendant un an ?
La rémunération moyenne des dépôts à terme atteint 2,60% à douze mois, contre 2,16% à six mois en mai 2026. Alors que leurs encours reculent malgré la hausse globale des dépôts bancaires, le compte sur carnet et les OPCVM monétaires offrent des solutions plus liquides.
Article : Fouzi Lekjaa et Ynja Khattat rejoignent officiellement le PAM (vidéo)
La réunion du Conseil national du PAM, ce samedi matin 25 juillet 2026 à Salé, a vu la présence officielle et soulignée, de Fouzi Lekjaâ et de Yanja Khattat.
Article : Mohamed Tozy : “Les Marocains font de la politique, mais ailleurs”
EXCLUSIF. Invité du "12/13" de Médias24 à deux mois des législatives, le politologue explique pourquoi l’abstention ne signifie pas la fin du politique. Territoires, associations, ultras, élus locaux... il montre où se déplacent les mobilisations et ce que les partis ne captent plus.