Messagerie : La Voie Express ouvre une ligne routière Casablanca-Dakar
Depuis un mois, un camion semi-remorque transporte chaque semaine en groupage des colis de 1 kg à 1 tonne vers la capitale sénégalaise. Le service coûte 200 DH pour un colis de 50 kg. Mohammed Talal, le PDG, affirme qu'il séduit plusieurs exportateurs.
La Voie Express mise beaucoup sur l’Afrique subsaharienne. Après avoir signé en novembre 2016 une convention pour une prise de participation dans la société sénégalaise TexCourrier (70% à travers une augmentation de capital), le spécialiste marocain de la logistique intégrée a entamé une phase de développement accéléré dans ce pays.
L’activité de TexCourrier, qui couvrait le transport de marchandises et international via cargo, a été étendue à la messagerie au premier semestre 2017 :
- Cinq agences ont été ouvertes à travers le pays (aéroport et gare routière de Dakar, Saint-Louis…).
- 37 destinations locales sont desservies.
- 38 camions de livraison ont été acquis.
« Aujourd’hui, nous sommes le premier opérateur de messagerie au Sénégal », affirme Mohammed Talal, PDG de La Voie Express.
La route est plus adaptée à certains besoins
Il y a un mois, cet opérateur qui compte au Maroc 17 agences, 240 camions de messagerie, 24 entrepôts de stockage et assure 8.000 livraisons par jours a voulu faire jouer les synergies avec TexCourrier en lançant une liaison routière Casablanca-Dakar.
Un camion semi-remorque relie chaque semaine les deux villes. Les colis, de 1 kg à une tonne, mettent cinq jours pour arriver à destination. Le prix est d’un peu plus de 200 DH pour un colis de 50 kg, d’un peu plus de 2.000 DH pour une palette de 500 kg.
Ce service de groupage offre plusieurs avantages :
- La durée du transport est dix fois moins élevée que celle nécessaire par voie maritime (à cause notamment de l’engorgement du port de Dakar).
- La voie maritime nécessite l’envoi de tout un conteneur, ce qui ne correspond pas aux besoins de plusieurs clients.
- L’envoi de colis par avion coûte cher. De plus, deux avions seulement relient les deux destinations chaque semaine, soit une faible capacité.
Le groupage profite aux primo-exportateurs
Le patron de La Voie Express affirme que la demande est forte, émanant notamment des primo-exportateurs vers l'Afrique subsaharienne qui veulent tester le marché sénégalais dans un premier temps en exportant de petites quantités de marchandises. Exemple : les distributeurs d’appareils électroménagers, les industriels de l’agroalimentaire…
Aussi, les concessionnaires de voitures au Maroc exportent les pièces de rechange aux représentants des marques automobiles au Sénégal qui importaient d’Europe avec des délais très longs.
Pour servir le maximum de clients, La Voie Express assure le transport au Maroc (de toutes les villes vers Casablanca) et vers Dakar, là où TexCourrier prend le relais pour distribuer au Sénégal.
Les ambitions de Mohammed Talal sur le continent ne s’arrêtent pas là. Au cours du second semestre 2018, TexCourrier ouvrira un entrepôt de stockage d’une capacité de 7.000 palettes pour se lancer ainsi dans la logistique et devenir un opérateur intégré. Aussi, l’entreprise prépare déjà son déploiement dans d’autres pays de la zone UEMOA, notamment la Côte d’Ivoire.
à lire aussi
Article : En sept mois de 5G, IAM avance des résultats très probants
Lancée en novembre 2025, la 5G produit ses premiers effets mesurables chez Maroc Telecom. Les résultats semestriels de l'opérateur font état d'une consommation de data mobile en hausse et de nouveaux usages qui s'installent, chez les particuliers comme dans les entreprises.
Article : L'État devient le premier client du secteur bancaire
En quelques années, l'État et sa sphère élargie sont devenus le premier client des banques marocaines, par les bons du Trésor mais aussi par une série d'autres mécanismes de mieux en mieux rodés. Bank Al-Maghrib reconnaît un effet d'éviction, tout en le jugeant modéré. Mais son calcul repose sur un périmètre étroit.
Article : Tournée du RNI dans le Sud : trois meetings en un jour et une riposte au PAM signée Akhannouch
Aziz Akhannouch a clairement repris la main dans la campagne électorale du RNI en prévision des législatives de septembre. À Tan Tan, Laayoune et Dakhla, il défend la présence du parti dans des régions à fort enjeu politique et pas seulement électoral.
Article : Législatives 2026 : lecture de la première annonce des têtes de liste de l’Istiqlal
À moins de deux mois des élections législatives du 23 septembre, le Parti de l'Istiqlal a dévoilé une première vague de ses têtes de liste locales. Cette sélection, qui couvre une grande partie du territoire, traduit un équilibre entre continuité et renouvellement : le parti reconduit plusieurs figures expérimentées tout en faisant émerger de nouveaux profils.
Article : Rapport Banque Mondiale: des fragilités bien réelles sous les bons chiffres
La croissance a atteint 4,9% en 2025 et le pays est passé en catégorie investissement. Le rapport de la Banque mondiale dresse toutefois un tableau plus nuancé : un marché du travail que la refonte statistique du HCP montre bien plus fragile qu'on ne le pensait et une transformation numérique inachevée.
Article : PAM : 90 têtes de liste et une inconnue nommée Lekjaâ (liste)
Réuni le samedi 25 juillet à Salé, le conseil national du PAM a dévoilé ses têtes de liste dans 90 des 92 circonscriptions locales. Mais c'est une case restée vide qui a focalisé l'attention : celle de Berkane, où se présenterait Fouzi Lekjaâ, entré au bureau politique du parti sans que personne ne sache encore quel rôle il compte y jouer. Derrière ce ralliement et celui de Yanja Khattat, une liste qui confirme les ambitions du parti..