Le gouvernement a-t-il annulé la décompensation du sucre?
"La décompensation du sucre n'est pas encore à l'ordre du jour. Ce n'est pas pour aujourd'hui, ni demain, ni après-demain". C'est ce qu'a annoncé Lahcen Daoudi ce jeudi après-midi, 5 avril, en marge de la cérémonie de lancement de l'application Mahatati, un comparateur des prix des carburants entre les stations-service.
Lahcen Daoudi parlait au micro de notre journaliste Samir El Ouardighi.
Cette déclaration de Lahcen Daoudi signifie que le projet de décompensation du sucre a été une nouvelle fois reporté. Médias24 s'est fait plusieurs fois l'écho de discussions très avancées entre les industriels d'un côté et le ministère des Affaires générales de l'autre, au sujet des modalités de cette décompensation.
Le principe avait donc été arrêté, et Daoudi avait demandé au raffineur national la Cosumar d'une part, et d'autre part aux industriels (boissons, confitures, confiseries, chocolatiers, jus de fruits, produits laitiers...) de se mettre d'accord entre eux. Une partie des industriels demandait en effet l'autorisation d'importer le sucre au prix international, ou bien que la marge de raffinage de la Cosumar soit fixée à l'avance au même niveau que les marges internationales.
Par la suite, le chef du gouvernement avait tranché en faveur d'une seule et unique augmentation par an. Celle de 2018 devant être selon cet arbitrage, de 0.40 DH/ kg et porter uniquement sur le sucre granulé.
Les informations qui précèdent ont été obtenues par Médias24 de sources sûres (au pluriel).
Ce nouveau gel de la décision a probablement pour origine la volonté de ne pas créer de perturbations dans la chaîne de valeur de la filière sucrière. Une étude avait été annoncée par le ministère des Affaires générales.
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