#ADS18. Ceux qui sont derrière la réussite de l’African Digital Summit
Tenu à Casablanca, l’African Digital Summit, organisé par le Groupement des annonceurs du Maroc (GAM), a réuni pour son édition 2018, plus de 1.700 professionnels du digital et une quarantaine de speakers de haut niveau, venus des quatre coins du monde pour partager leurs expériences et connaissances dans le digital. Médias24 vous fait découvrir les personnes et structures derrière la réussite de l'évènement.
Rendez-vous incontournable des professionnels du marketing et du digital, éditeurs, annonceurs, médias et agences d’Afrique et d’ailleurs, l’African Digital Summit a donc clôturé sa 4e édition vendredi soir 23 février. Devenant ainsi la manifestation continentale de 1er plan où se discutent les dernières technologies digitales, ainsi que les différents challenges et défis que connaît le secteur.
C’est l’évènement phare organisé par le Groupement des annonceurs du Maroc (GAM), présidé par Mounir Jazouli, l’une des figures les plus éminentes du sommet. Retour sur les personnes et structures qui ont fortement contribué à la réussite de l’ADS 2018.
Mounir Jazouli, l'homme par qui l'ADS est arrivé
Mounir Jazouli est le président du Groupement des annonceurs du Maroc, membre du comité exécutif de la Fédération mondiale des annonceurs (WFA), administrateur au Ciaumed (Centre interprofessionnel d'audimétrie médiatique), au Cirad (Centre interprofessionnel de mesure d'audience Radio), ainsi qu’à l’OJD (Organisme de justification de la diffusion) dont il était président il y a deux ans. Jazouli est également membre de l’Observatoire national de l’amélioration de l’image de la femme dans les médias.
En ce qui concerne son travail day-to-day, Jazouli est le directeur communications et médias de la BMCE.
Dans un échange avec Médias24, M. Jazouli, dont le mandat de présidence du GAM touche à sa fin, nous fait part de sa volonté de passer le flambeau, "c’est une décision personnelle et réfléchie. Je ne vais pas me présenter aux prochaines élections du GAM. Je suis partisan du changement, il faut donc que la chaise tourne et que le relais passe à d’autres personnes".
Jazouli ajoute: "L’idée pour moi, au démarrage, est de donner au GAM la dimension qu’il devait avoir: être un acteur majeur dans la dynamique de l’écosystème en général, et du secteur marketing/communication et publicité en particulier, et qu’il ait un rayonnement international, à travers lequel toute l’industrie publicitaire et marketing marocaine rayonnera. Sur ce volet, nos réalisations ont même dépassé nos attentes".
Sur l’organisation de l’ADS, Mounir Jazouli est "ému par la mobilisation des gens. Une idée qui a démarré lors d’un feu rouge en voiture, et qui, au bout de quatre ans, mobilise tout le Maroc. Quand, à la veille de l’ADS, j’ai vu les gens installés, après des nuits blanches de travail; les chaînes télévisées installées avec leurs camions satellite. J'ai vu comment les DG et présidents des plus grandes boîtes en parlent et comment les gens se sont appropriés l’évènement, cela m’a fait énormément plaisir".
Un évènement qui, donc, fédère les acteurs au Maroc et qui crée un sentiment de fierté chez tout un marocain, selon Jazouli.
L’équipe en charge de l’organisation
Une petite équipe de 7 personnes du GAM ont veillé pendant ces derniers mois au bon déroulement de l’organisation dans ses moindres détails:
-Amine Gharbi, chef de projets senior au GAM, que Jazouli qualifie de son bras droit pendant les 4 éditions de l’ADS.
-Meryem Boughorda, assistante ayant 32 ans d’ancienneté au GAM, s’est chargée des relations avec les membres, des inscriptions, du budget et des facturations (hôtel, transports..) ;
-Zouhair Hachami, agent service au GAM ayant 34 ans d’ancienneté ;
Ont participé aussi en freelance: Lamia, Rania (en aide opérationnelle) et Mouna, "ayant fait preuve de beaucoup de sérieux dans l’accomplissement de leurs missions".
Selon Jazouli, Mouna Lachheb, jeune lauréate de HEM, a particulièrement montré du talent en gestion de logistique et de relations avec les speakers (accueil à l’aéroport, transport, hébergement à l’hôtel, vérification des slides, répétitions... jusqu’à leur départ de l’aéroport et l’arrivée chez eux).
Equipe GAM lors des préparatifs de l'ADS
Coûts d’organisation
Selon Mounir Jazouli, il est difficile de donner une estimation exacte du coût de l’ADS. "Même en cash, c’est un coût à prendre avec des pincettes, car plusieurs prestataires ont proposé des prix spéciaux, coût réduit des services s’expliquant notamment par le sponsoring". C’est un évènement qui coûterait normalement 5 MDH. Mis à part les frais en nature (soirée organisée, prise en charge totalement par Tribal DDB, par exemple), nous avons pu organiser l’ADS à 1,5 MDH payés en cash, grâce aux prix proposés par les contributeurs". Ce prix concerne essentiellement les billets d’avion, l’hôtel et la nourriture, et bien sûr toute la partie logistique et le matériel.
Aussi, toute la partie médias est payée en nature: des journaux ont offert des pages, des afficheurs ont offert de l’espace gratuitement. Pendant deux semaines, a été diffusée une campagne télé chez 2M.ma et Al Oula, gratuitement. "C’est un soutien énorme, car pour la partie médias seulement, nous aurions pu facilement ajouter quelque 2 MDH", nous raconte Jazouli, reconnaissant.
Tous les speakers ont présenté leurs conférences gratuitement, "j’ai personnellement contacté plus de 1.000 personnes de mon réseau à l’international, dont une quarantaine ont pu effectivement participer au sommet. Ce sont des conférenciers qui peuvent facturer entre 50.000 DH et 20.000 DH pour une intervention, et qui ont accepté de participer gratuitement à l’ADS. C’est exceptionnel, nous avons pris en charge leurs billets d’avion et leur hébergement sans pour autant payer leurs interventions".
Les prestataires
Selon Jazouli, la majorité des prestataires et sponsors ont eux-mêmes contacté le GAM pour proposer leurs services. Une volonté de soutien qui l’a beaucoup marqué.
Parmi les plus importants contributeurs, on cite ‘Violonscène’ avec Ahmed Sfaira, qui a été en charge de toute la scénographie (sonorisation, éclairage, traduction simultanée - deux traducteurs briefés sur les sujets à traiter pour une traduction pointue et exacte - et toute autre installation liée à la scène). Violonscène a accompagné l’ADS dans ses trois dernières éditions. "J’ai dessiné la scène sur un bout de papier, et Ahmed Sfaira l'a mise en place, exactement comme je l’imaginais", explique Jazouli.
Il y a aussi l’agence ‘Kom&Kom’, en charge de la partie événementielle, activation et matériel (pins, T-chirts, arbres du Digital Garden..). Violonscène et Kom&Kom se complètent pour livrer toute l’expérience événement.
Un troisième sponsor et prestataire ayant joué un rôle dans la réussite de l’événement est l’agence WBC avec Ismail Sebti, en charge de toute la stratégie communication: développement du site web, de la plateforme d’inscription, partie éditoriale et community management.
Citons également Stratëus Group, cabinet marocain de conseil en affaires publiques, dont 80% de l’activité concerne des clients à l’international, en charge de toute la partie médias et presse de l’ADS.
Dans un échange avec Médias24, Kamal Taibi, DG de Stratëus Group, nous explique la contribution de son agence à cet événement: Nous sommes très fiers d’être le partenaire historique en relations publiques de l’ADS depuis sa 1ère édition. Cette année, nous avons pris plus de temps dans l’organisation afin de donner une nouvelle impulsion au sommet, ainsi que de faciliter le travail des journalistes. On a créé le Média Lounge dans ce sens, un espace chaleureux et décontracté pour permettre aux journalistes de fournir du contenu de qualité, de discuter et de faire des interviews face-to-face avec les différents acteurs et speakers.
Il ajoute: "nous avons travaillé depuis le début avec le GAM, et pendant plusieurs mois, nous avons planifié les diverses interactions entre ce groupe et les médias, et aussi les diverses activités menées durant les 2 jours du sommet. La dernière semaine est la plus cruciale, deux personnes étaient à plein temps sur l’organisation de l’ADS.
Aussi, l'agence Web Marketing & Brand entertainment 'Share Conseil' a été fortement présente lors de l'ADS. "C’est une agence marocaine qui travaille sur des innovations extraordinaires. C'est un produit Marocain, une véritable fierté" nous dit Mounir Jazouli.
“Pour Share Conseil, l’ADS est un évènement de transition et un go-to-market sur nos technologies. Nous avons déployé des hologrammes dans le sommet, mais on peut dire que c’est uniquement la partie visible de l’iceberg; nous y avons déployé quatre technologies au total, et avons également mis en place le stand de la SNRT, un stand qui sort du lot et qui est totalement digitalisé”, explique Achraf Lemnini, DG de Share Conseil, à Médias24.
Il ajoute: “Pour nous, ce fut l’annonce officielle du lancement d’une nouvelle offre sur des technologies nouvelles au Maroc. Nous avons d’autres technologies developpées au niveau de l’agence, créées localement sans importation ou recours à des prestataires étrangers”.
Les Sponsors
2M.ma fut l’un des sponsors ayant le plus contribué à la réussite de l’ADS, selon Jazouli. "Salim Cheikh, DG de 2M, et son directeur marketing Adil Chkiri croient en ce que nous faisons au GAM, et ont toujours été là avec un esprit d’aide et de soutien", nous explique Jazouli.
La SNRT a aussi été fortement présente lors de l’ADS, contribuant en nature mais aussi financièrement. Faiçal Laaraichi, Président de la SNRT, et Bissan Khairat, directrice marketing, ont suivi de très près l’avancement de l’organisation du sommet.
Un troisième sponsor est Orange, qui a accompagné le GAM tout au long du sommet. "L’année dernière, nous avons travaillé avec Maroc Telecom, cette année nous avons ouvert la possibilité aux trois opérateurs, et on a pris celui qui a offert la meilleure valeur ajoutée. Orange a proposé la meilleure offre, non seulement sur le volet financier mais aussi côté accompagnement", nous explique Jazouli.
Sans oublier Tribal DDB (Amine Bennis), "qui nous appelés pour nous dire qu’ils y croient et qu’ils veulent aider". Selon Jazouli, Tribal DDB a beaucoup contribué à la réussite de l’ADS, notamment en organisant la cérémonie à la fin de la 1ère journée, moment fort de l’évènement qui donne une belle image du Maroc et de la culture marocaine auprès des intervenants étrangers.
Parlons également de l’agence Archipel (Nabil Haffad) et de Smart Studio (plateforme de développement de contenu audiovisuel et de production digitale, fondée par Mostapha Mellouk et Philippe Rousseau), qui ont œuvré pendant le sommet au développement et à l’animation de la Web TV lancée par le GAM et diffusée, pour l’instant, sur des plates-formes de diffusion (Twitter, Youtube..). Mounir Jazouli nous révèle qu’il est prévu de transformer l’African Digital web TV "très rapidement" en chaîne satellitaire. Archipel et Smart Studio ont également produit les 15 vidéos teasers.
L’agence TheNextClick, partenaire majeure dans l’étude Digital Trends Morocco, dont Hassan Rouissi, directeur associé, "a personnellement vécu le démarrage et l’émergence de l’évènement".
Les Eaux minérales d’Oulmès ont également contribué financièrement.
Last but not least, il y a Buzzeff.tv qui, selon Mounir Jazouli, ont un budget marketing annuel au niveau africain bloqué pour l’ADS. C’est donc pour eux un évènement majeur où ils investissent en termes de sponsoring et de visibilité.
Mounir Jazouli décerne une mention spéciale à Reda Taleb qui a beaucoup travaillé sur les Moroccan digital awards avec les équipes de son cabinet Officium et qui a présidé le jury dont il "remercie vivement les membres".
Les partenaires médias
"Sans nos partenaires médias, nous n’aurions jamais pu nous attendre à une telle notoriété. Je salue le travail de l’ensemble des équipes médias qui ont été là pour nous soutenir, en nous offrant de l’espace gratuit dans leurs plateformes, mais aussi en s'occupant de l’éditorial et de la couverture médiatique", nous explique Jazouli.
Et les challenges?
Cette réussite n’aurait pu être réalisée sans surmonter quelques défis. Jazouli en note quelques-uns: pendant la 3ère édition, la plus grande difficulté était surtout financière, à la veille du sommet, il manquait encore 400.000 DH. Cette édition était plutôt prospère financièrement, "le budget a été bouclé une semaine avant l’évènement".
Le deuxième challenge est lié à la résistance au changement; "challenger tout le monde, les pousser à donner leur meilleur et être dans l’excellence". Une culture s’est malheureusement installée, celle de "se suffire de l’existant", selon Jazouli, l’un des points qui ont donc fait la réussite de l’évènement est l’exigence et l’attention aux détails.
Enfin, l’élimination des retards, qui sont devenus une culture d’après Jazouli, fut un grand challenge. "Nous avons tout fait pour respecter notre programme au mieux. Nous avons même utilisé des cloches pour prévenir tout le monde du commencement d’une conférence".
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