La justice, l’immobilier, la police, l’administration et la santé, secteurs les plus corrompus au Maroc
Le Maroc a amélioré de neuf places son classement mondial dans l'Indice de perception de la corruption en 2017. La justice, l’immobilier, la police, l’administration et la santé sont les secteurs les plus touchés par ce fléau.
Sur 180 pays, le Maroc a occupé la 81e position avec 40 points, au lieu de la 90e place (37 points) en 2016, indique Transparency Maroc dans son rapport annuel sur la corruption au Maroc.
Le fléau de la corruption était toujours une grande problématique, a déclaré à la presse le secrétaire général de Transparency Maroc, Ahmed El Bernoussi, lors de la présentation du rapport, mercredi 21 février à Rabat.
"Depuis l’annonce par le gouvernement de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption fin 2015, aucune mesure de mise en œuvre de ses dispositions n’a pu voir le jour jusqu’à présent", a-t-il relevé.
"Nous regrettons l’absence d’une volonté politique pour faire face à la corruption", a-t-il insisté, appelant, à cet égard, à lier la responsabilité à la reddition des comptes.
Au niveau des pays arabes, le Maroc est classé à la 7e place, derrière les Emirats arabes Unis, le Qatar, l’Arabie saoudite, la Jordanie, Oman et la Tunisie.
Parmi les secteurs les plus touchés par la corruption figurent notamment la justice, l’immobilier, la police, l’administration et la santé.
Recommandations
Pour faire face à la corruption, le rapport recommande:
- une volonté politique pour mettre en œuvre la stratégie nationale de lutte contre la corruption,
- la promotion de la transparence et de la redevabilité par la réforme,
- la mise en œuvre de la loi d’accès à l’information,
- l’indépendance et l’efficacité de l’Instance de probité et de lutte contre la corruption,
- l’adoption d’une loi sur le conflit d’intérêts et l’efficacité du Conseil de la concurrence,
- la protection des témoins,
- la réforme effective des lois sur la déclaration du patrimoine (déclaration publique des hauts responsables).
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