Comptes de l'Etat en 2017: d'où venait l'argent, où allait l'argent
La TGR a publié une situation provisoire mais détaillée relative au budget de l'Etat en 2017. Lecture des recettes et des dépenses.
Les impôts font vivre l'Etat. Ils ont représenté en 2017, plus de 90% des recettes. Et si l'on y ajoute les droits de douane, plus de 94%. A elle seule, la TVA a ramené plus du quart des ressources de l'Etat.
Au cours de la période 200-2007, la fiscalité représentait 85% des ressources de l'Etat.
-Les recettes de l’impôt sur les sociétés ont été de 50 MMDH à fin décembre 2017 contre 43 MMDH un an auparavant, en augmentation de 16,3% ou +7 MMDH. Cette hausse s’explique en grande partie par le bon comportement des résultats du secteur financier, des sociétés pétrolières, de l’agence nationale de la conservation foncière, des cimenteries, des sucriers et des sociétés de télécommunications. Les recettes de l’IS tiennent compte de restitutions pour un montant de 631 MDH à fin décembre 2017 contre 1.134 MDH à fin décembre 2016.
- Impôt sur le revenu: Les recettes de l’IR à fin décembre 2017 ont enregistré une augmentation de 0,7% par rapport à leur niveau à fin décembre 2016 (39,3 MMDH contre 39 MMDH), soit +271 MDH. Les recettes de l’IR sur profits immobiliers ont connu une baisse de 5,6% ou -243 MDH par rapport à leur niveau de 2016 (4.089 MDH contre 4.332 MDH).
-TVA à l’intérieur: Les recettes générées par la TVA à l’intérieur à fin décembre 2017 se sont établies à 20,9 MMDH contre 19,3 MMDH un an auparavant, soit une hausse de 8,1% ou +1,6 MMDH, sachant qu’à fin décembre 2016 la TVA à l’intérieur avait enregistré une baisse de 3,3% par rapport à son niveau à fin décembre 2015 ou -869 MDH (19,3 MMDH contre 20,2 MMDH). Les recettes de la TVA à l’intérieur tiennent compte de remboursements pour un montant de 7.205 MDH à fin décembre 2017 contre 8.108 MDH à fin décembre 2016.
-Couverture des dépenses par les recettes ordinaires: A fin décembre 2017, le taux de couverture des dépenses ordinaires par les recettes ordinaires a été de 107,6% contre 103,5% un an auparavant.
En 2017, 47% de ces recettes ont été consacrées aux dépenses de personnel, 27,7% aux dépenses de matériel, 12% aux intérêts de la dette et 6,3% aux émissions de la compensation. Le reste a constitué l'excédent ordinaire.
C'est la seconde année consécutive que le budget dégage un excédent ordinaire. En 2015, les recettes ordinaires avaient couvert les dépenses ordinaires à 100%. De 2011 à 2014, ce fut l'inverse: un déficit ordinaire était dédagé, ce qui signifie que l'Etat avait besoin d'emprunter pour couvrir la totalité des dépenses de fonctionnement.
-Financement: Compte tenu d’un besoin de financement de 38,6 MMDH contre un besoin de financement de 36,7 MMDH à fin décembre 2016 et d’un flux net positif de 3,2 MMDH du financement extérieur contre un flux net positif de 2,3 MMDH un an auparavant, le Trésor a eu recours au financement intérieur pour un montant de 35,4 MMDH contre 34,4 MMDH à fin décembre 2016.
A fin décembre 2017, le financement extérieur a été positif de 3,2 MMDH.
Les remboursements du principal de la dette extérieure ont atteint 13,6 MMDH, dont 5,5 MMDH (500 millions d’euros) au titre de l’emprunt contracté en 2007 auprès du marché financier international.
Les tirages ont été de 16,8 MMDH dont 5,5 MMDH auprès de la BIRD, 4,7 MMDH auprès du Fonds saoudien du développement, 3 MMDH auprès de la BAD, 2,5 MMDH auprès du Fonds monétaire arabe et 711 MDH auprès du Japon.
Le financement intérieur résulte notamment:
- du recours au marché des adjudications pour un montant net de 26,7 MMDH contre 19,9 MMDH un an auparavant;
- de la hausse des dépôts au Trésor de 7 MMDH contre 5 MMDH à fin décembre 2016 ;
- et de la ponction sur les disponibilités du Trésor auprès de Bank Al-Maghrib pour 894 MDH contre 494 MDH à fin décembre 2016.





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