Météo: les pics de température enregistrés au Maroc depuis 1935
Au Maroc, les phénomènes météorologiques extrêmes (sécheresse, inondations...), dus au changement climatique, sont devenus récurrents ces dernières années. Retour sur l'histoire de la création de la Direction de la météorologie nationale et sur les grandes canicules et vagues de froid que le pays a connues, depuis.
A la demande de Médias 24, Houcine Youabed de la Direction de la météorologie nationale (DMN), revient sur les dates de la mise en place d'un service météorologique au Maroc, et des pics enregistrés depuis la création de la DMN.
"Bien que les premiers relevés météorologiques effectués par des particuliers à Essaouira datent de 1895, ce n’est qu’en 1912 que les premières observations météorologiques intégrées à un système organisé sont introduites par la France à Tanger", raconte-t-il.
"Neuf ans plus tard, l’administration marocaine décide de créer un service météorologique au sein de l’Institut scientifique chérifien. Ce n'est qu'en 1933 qu'une section de la météorologie nationale est installée au Maroc; et ce n'est qu'en 1941 que des stations et des postes d'observations climatologiques ont été mis en place au sud du pays".
"Après l’indépendance et précisément le 1er septembre 1961, le service de la météorologie nationale est créé sous la tutelle du ministère des Travaux publics. En 1979, ce service a été rattaché au ministère des Transports, nouvellement créé".
En 1983, la météorologie nationale est érigée en direction qui dépend de l'administration de l'air. Elle a ensuite, en 1990, été transférée, au ministère des Travaux publics, de la Formation professionnelle et de la Formation des cadres.
Depuis sa création, la DMN se charge de la mesure, l'observation, la prévision et la veille météorologique, climatologique et environnementale. Elle se charge également de l'assistance météorologique à la navigation aérienne et maritime.
Concernant les moyens, elle compte à son actif plusieurs systèmes de télédétection dont un réseau de 7 radars météorologiques et un réseau d'observation au sol de stations à vocation agro-météorologiques, maritimes, aéronautiques et synoptiques.
En 2003, elle a été transférée au secrétariat d'Etat chargé de l'eau relevant du ministère de l'Amégnagement du territoire, de l'Eau et de l'Environnement.
Les pics de froid et de chaleur
Durant son existence, la DMN a enregistré quelques records, en termes de température et de précipitation dues au changement climatique.
En 1935, tous les records de froid ont été battus: le 24 février 1935, la DMN a enregistré -24 °C à Ifrane.
En termes de chaleur, le Maroc a connu au mois d'août 1940, sa plus grosse canicule, avec 51,8 °C à Agadir.
Qu'en est-il des précipitations ?
Le cumul des pluies le plus impressionnant au Maroc a été enregistré il ya 10 ans à Tanger: 199,5 mm en 24 heures, le 23 octobre 2008.
A Casablanca, le cumul pluviométrique a atteint 178 mm en 24 heures, le 29 novembre 2010.
Rappelons que les précipitations recueillies du 1er au 9 janvier 2018 ont atteint 192 mm à Rabat.
Pour conclure, rappelons que le Maroc a adopté une série de politiques vertes pour faire face aux phénomènes climatiques extrêmes, préserver ses ressources naturelles et renforcer la résilience de l’agriculture.
Ainsi, selon la Banque mondiale, le pays devrait, à l’horizon 2030, couvrir 52% de ses besoins en électricité grâce à des sources d’énergie renouvelable.
Egalement, le Plan Maroc vert, lancé en 2009, entend protéger l’environnement, mais aussi les moyens de subsistance de tous les Marocains.
La Maroc a aussi amélioré la gestion de son littoral et favorisé le développement d'une aquaculture durable.
Sur le plan international, le Maroc a déposé en 2016 les instruments de ratification de l’Accord de Paris, qui vise à contenir la hausse de la température sous le seuil critique de 2°C, voire 1,5°C.
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