Nouvelle grève des médecins du public le 1er novembre
A l'exception des services de réanimation et des urgences, les hôpitaux publics marocains seront à nouveau en grève le 1er novembre prochain. A partir du 23 octobre, les médecins annoncent une "grève de cachets".
Il s'agit du troisième appel à la grève en trois mois. Le bureau national du Syndicat indépendant des médecins du secteur public annonce une nouvelle grève nationale le 1er novembre prochain.
Un sit-in et une marche nationale sont également annoncés, mais dont la date n'a pas encore été fixée. Le syndicat appelle aussi les médecins au port de brassard noir 509 (mention à l'indice salarial 509).
Dans un communiqué virulent, publié ce vendredi 20 octobre, le syndicat rejette "la politique de procrastination menée par le ministère de la Santé". Il rejette également l'accord de juillet 2011, jugé "dépassé".
Les médecins dénoncent, par ailleurs, les conditions de travail "lamentables", une grande pénurie de matériel médical et un déficit important du personnel médical.
A partir du 23 octobre, les médecins observeront une "grève de cachets". Cette mesure consiste à ne pas cacheter les documents médicaux et se contenter de la signature, ce qui devrait compliquer les procédures administratives, l'objectif étant de faire pression sur le ministère, nous explique El Montadar Alaoui, secrétaire général du Syndicat indépendant des médecins du secteur public.
Les revendications des médecins, rappelons les, consistent en l'application de l'accord du 21 décembre 2015, avec toutes ses composantes, en vertu duquel le ministère s'engage à améliorer les conditions financières des professionnels du secteur en augmentant leurs salaires et indemnités.
L'équivalence du doctorat en médecine avec le doctorat d'Etat des autres filières représente une revendication majeure. Cette mesure permettrait aux médecins d'avoir des salaires selon l'indice 509, au lieu de l'indice 336 (salaire équivalent au niveau du master). Ils revendiquent également de rajouter deux grades après le hors-échelle.
Les médecins rejettent ainsi tout accord n'incluant pas cette mesure, avec toutes ses indemnités. Parmi les revendications figurent également l'autorisation de l'exercice dans le privé.
Par ailleurs, le syndicat se félicite du taux de participation aux deux dernières grèves.
A en croire les chiffres du syndicat, la grève du 28 septembre a enregistré un taux de participation de 90% et 93% pour celle du 16 octobre, dans les différentes régions du Maroc.
Dans un communiqué publié le 13 octobre dernier, le ministère de la Santé avait "réitéré son attachement au dialogue et à l'approche participative responsable", qualifiant "d'injustifiables" les appels aux grèves des syndicats.
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