Classement World Economic Forum. Le Maroc perd une place et la corruption est l’ennemi numéro 1
Le Maroc a perdu une place sur le dernier classement du World Economic Forum et se situe à la 71ème place. Le rapport de l’institution explique que la corruption est la plus grande problématique dont souffre l’économie marocaine.
Le Maroc a perdu une place dans le classement de la compétitivité réalisé et publié ce 26 septembre par le World Economic Forum. L’économie marocaine passe ainsi de la 70ème place à la 71ème en une année.
Au niveau des pays arabes, le classement du WEF place le Royaume au 8ème rang. L’institution explique sur son rapport que la plus grande problématique qui entrave la compétitivité de l’économie marocaine, c’est la corruption.
La note finale obtenue pour chaque pays est le résultat d’une combinaison entre 12 indicateurs, qui donnent selon le WEF une image fidèle sur la compétitivité de l’économie. Parmi ces critères, nous pouvons citer la qualité des infrastructures, l’environnement économique, les institutions, l’éducation, la santé, le développement du marché financier, la taille du marché interne, l’innovation.
Pour le Maroc, deux critères en particulier ont fait baisser la note globale. Il s’agit de "la formation et l'enseignement supérieur" classée à la 101ème place et "l’efficacité de la main-d'œuvre" qui est au 120ème rang. Il faut dire qu’en comparaison avec l’édition précédente du classement, le Maroc a réussi à progresser au niveau de ces deux éléments. En 2016, "la formation et l’enseignement supérieur" était 104ème, et "l’efficacité de la main-d'œuvre" à la 124ème place.
À côté de ses critères, le document du WEF liste les problématiques dont souffre l’économie de chaque pays. Pour le Maroc, la corruption est l’ennemie numéro un. C’est de loin le plus grand handicap. Sur une échelle de 1 à 16, le Maroc obtient la note de 15,1, soit l’un des pires résultats sur les 137 pays classés. En comparaison avec l’année dernière, la corruption a beaucoup progressé selon le WEF.
Sur le rapport précédent, le Maroc avait obtenu la note de 10,5 pour la rubrique corruption et sur la même échelle. Pour mieux illustrer le retard du Maroc à ce niveau, il suffit de dire que la Suisse, première de ce classement, obtient la note de 0,2.
Ensuite, le manque d’efficacité de l’administration marocaine est la deuxième problématique relevée par les rédacteurs du rapport. Enfin, l’on peut citer comme d’autres problématiques, l’accès au financement, les taux de taxation et "l’incompétence" de la main-d'oeuvre.
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