Gemadec, success story marocaine du numérique en Afrique
La transition numérique des métiers postaux en Afrique et la sécurité biométrique aiguisent l’appétit des entreprises marocaines. Retour sur la success story de Gemadec qui réalise 75% de son chiffre à l’export grâce aux projets de digitalisation des administrations des pays du continent africain. Les détails.
L’Afrique est un marché à fort potentiel de croissance dans le numérique. Pour preuve, la réussite du positionnement de la société Gemadec sur la niche de l’accompagnement de la digitalisation des postes africaines à travers sa solution de courrier hybride "ePost".
"Aujourd’hui, 75% de notre chiffre d’affaires est à l’export notamment avec le marché africain dont 50% réalisés exclusivement avec les Postes africaines grâce à nos équipes à Casablanca et notre filiale au Sénégal", indique, d’emblée, Rabii Touhami, président directeur général de Gemadec.
L’entreprise, qui génère un chiffre d’affaires de l’ordre de 60 millions de DH et réalise une croissance annuelle soutenue à 15%, a réussi à déployer sa solution «ePost» dans une dizaine de pays africains notamment la Tunisie, l’Algérie, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, la Namibie, le Bénin et tout récemment le Tchad avec qui Gemadec vient de signer un contrat de mise en place d’un centre national de courrier hybride.
D’ailleurs, l’année 2017 marque un tournant pour Gemadec après la signature d’un contrat stratégique avec la Société congolaise des postes et télécoms (SCPT) en vue de déploiement de sa solution de courrier hybride.
Outre son leadership sur le segment de digitalisation des postes africaines, l’entreprise a renforcé son offre, depuis 2012, sur la niche de l’identification et la sécurité biométrique et la signature électronique.
"Nous avons déployé des projets de recensement grâce à la technologie de l’identification biométrique pour lutter contre le fléau des fonctionnaires fantômes dans plusieurs administrations africaines et aussi pour permettre un accès transparent et traçable aux programmes sociaux destinés aux nécessiteux", ajoute, M. Rabii Touhami. A cet égard, plusieurs projets biométriques ont été déjà livrés pour les pays africains tels que le Gabon, la Côte d’Ivoire, le Burkina-Faso et Djibouti.
Sur un autre registre, et capitalisant sur son expérience avec le Parlement marocain, Gemadec est actuellement en prospection active pour exporter sa plate-forme «e-parlement» à d’autres pays en Afrique.
"Cette plate-forme innovante a permis de digitaliser le processus administratif et législatif du parlement. Une référence qui intéresse de plus en plus les parlements africains pour réduire la consommation excessive de papier, renforcer la transparence, s’ouvrir davantage sur la société et valoriser leurs archives", précise le président directeur général de Gemadec sur un ton optimiste.
A rappeler que compte tenu de son savoir-faire dans le domaine de la digitalisation postale, grâce à un budget annuel R&D qui est de 10% de sa masse salariale, Gemadec est membre de l'UPU (Union Postale Universelle).
à lire aussi
Article : Le Maroc face au risque d’une inflation alimentaire diffuse et composite
Alors que les instances internationales s'inquiètent d'un nouveau choc systémique mondial lié aux tensions géopolitiques, le Maroc navigue entre une campagne agricole prometteuse et des goulots d'étranglement logistiques nationaux. Si le blé tendre reste sous protection, les filières animale, sucrière et oléagineuse demeurent exposées à une inflation de second rang et à une saturation portuaire qui grignote les marges de manœuvre. Analyse.
Article : Pourquoi le taux d’inflation ne reflète pas toujours le vécu des ménages
Au Maroc, l’inflation ralentit, mais les ménages continuent de ressentir la hausse des prix et la pression sur leur pouvoir d’achat. Cet écart vient surtout d’une lecture incomplète du taux d’inflation, ainsi que de la nature même du panier représentatif utilisé pour mesurer l’évolution des prix.
Article : Intelcia : Karim Bernoussi et ses partenaires reprennent 100% du capital, sortie d’Altice
Le 28 avril, les deux cofondateurs du groupe, Karim Bernoussi et Youssef El Oufir, doivent finaliser le rachat des 65% du capital détenus par le groupe Altice, dont ils n'avaient conservé que 35% lors de l'entrée du partenaire français en 2016. Une opération qui redonne à ce fleuron de l'économie marocaine sa pleine liberté de manœuvre, au moment précis où son secteur est traversé par la déferlante de l'intelligence artificielle. Karim Bernoussi, PDG du groupe, était l'invité du 12/13 de Médias24.
Article : L’Oukaïmeden, station d’hiver et espace culte de transhumance
Alors que l’Oukaïmeden est appelé à devenir une station touristique quatre saisons à l’horizon 2027, l’anthropologue Mohamed Mahdi rappelle que ce territoire ne peut être réduit à un site de loisirs. Agdal pastoral, espace de transhumance, réservoir de biodiversité et patrimoine culturel amazigh, l’Oukaïmeden impose une approche de développement intégrée, capable de concilier tourisme, pastoralisme et préservation des équilibres sociaux et écologiques.
Article : La météo pour le lundi 27 avril 2026
Voici les prévisions météorologiques pour le lundi 27 avril 2026, établies par la Direction générale de la météorologie.
Article : Plan d’aménagement de Marchica : un nouveau souffle socio-économique pour Nador et Beni Ensar
L'aménagement de la lagune de Marchica s’apprête à un nouveau chapitre. Au-delà des avancées de la première phase, il dessine une nouvelle transformation urbaine et touristique d'ampleur, de Nador à Beni Ensar, jusqu'au village d'Arkman. L’enquête publique s’est achevée vendredi.