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Taux de croissance: 1% seulement en 2016 (HCP)

Un ralentissement naturellement dû à la forte baisse de l’activité agricole, combiné à un accroissement modéré des activités non agricoles. La consommation finale des ménages et l’investissement ont fortement contribué à ce score modeste.

Taux de croissance: 1% seulement en 2016 (HCP)

Le 31 mars 2017 à 17h13

Modifié 11 avril 2021 à 2h39

Un ralentissement naturellement dû à la forte baisse de l’activité agricole, combiné à un accroissement modéré des activités non agricoles. La consommation finale des ménages et l’investissement ont fortement contribué à ce score modeste.

L’arrêté des comptes nationaux du Haut commissariat au plan (HCP) fait ressortir un net ralentissement de la croissance économique nationale, se situant à 0,9% au quatrième trimestre 2016 au lieu de 5,1% durant la même période de l’année 2015.

En calculant la moyenne arithmétique des quatre taux de croissance publiés par le HCP dans ses arrêtés des comptes nationaux, pour chaque trimestre de l’année 2016 (fig.1), le taux de croissance arrêté pour l'ensemble de l'année ressort à 1%.

Fig.1: Taux de croissance arrêté pour chaque trimestre de 2016

Pour l’inflation, le raisonnement est le même. En calculant son taux sur la base de la moyenne arithmétique des quatre taux d’inflation arrêtés respectivement pour chaque trimestre (fig.2), il en ressort un taux de 1,6%. Elle correspond donc au taux annoncé par Bank Al Maghrib.

Fig.2: Taux d'inflation arrêté pour chaque trimestre de 2016

En outre, le déficit des échanges extérieurs de biens et services s'élève à 106,7 MMDH en 2016. Ceux-ci ont dégagé, par conséquent, une contribution négative à la croissance, se situant à 2,1 points au lieu d’une contribution positive de 3,4 points le même trimestre de l’année précédente.

Il faut dire que l'année 2016 a effectivement été de toutes les contraintes. Rappelons qu’au niveau des finances publiques, et selon les derniers chiffres de Bank Al Maghrib, l’exercice budgétaire de 2016 s’est soldé par un déficit, hors privatisation, de 42,1 MMDH soit 4,2% du PIB, en dépassement de 5,5 MMDH ou 0,7% du PIB par rapport à la cible de la loi de Finances.

Rappelons également que le déficit du compte courant, tel qu’il a été communiqué par le ministre de l’Economie et des finances Mohammed Boussaid, est de 3,9%, contre 2,4% en 2015.

Valeur ajoutée agricole: la plaie qui fait mal

Toujours selon les comptes nationaux du HCP au quatrième trimestre 2016, la valeur ajoutée du secteur primaire en volume, corrigée des variations saisonnières, a baissé de 11,2% durant le quatrième trimestre en 2016. Cette évolution est due aussi bien à la baisse de 11,8% de l’activité de l’agriculture qu’à celle de 5,6% de la pêche.

De son côté, la valeur ajoutée du secteur secondaire, a connu un ralentissement de son rythme de croissance qui, de 4,3% le même trimestre de l’année précédente, est passée à 2,6%.

En revanche, la valeur ajoutée du secteur tertiaire a affiché une augmentation de 2,4% au lieu de 2,1% le même trimestre de l’année 2015, marquée par une amélioration des activités des hôtels et restaurants (+9,6%) ainsi que des services financiers et assurances (+1,9%).

Au total, la valeur ajoutée des activités non agricoles a connu une hausse de 2,3% au lieu de 3% le quatrième trimestre de l’année 2015.

Demande intérieure soutenue

Le HCP fait également remarquer que, sur la même période de 2016, la demande intérieure a progressé de 2,8% au lieu d’une progression de 1,5% au quatrième trimestre de 2015, contribuant ainsi pour 3 points à la croissance économique nationale.

Dans ce cadre, les dépenses de consommation finale des ménages ont connu une hausse de 3,1% au lieu de 2,9%, contribuant ainsi pour 1,8 point à la croissance.

De même, la consommation finale des administrations publiques a affiché une augmentation de 1,1%, au lieu de 0,6% une année auparavant, avec une contribution à la croissance de 0,2 point.

En outre, et compte tenu du net accroissement de l’investissement brut à 33,3% du PIB au lieu de 30,4%, le HCP rapporte que le besoin de financement de l’économie nationale a été en augmentation, se situant à 6% du PIB durant le quatrième trimestre 2016 au lieu d’une progression de 1,9% seulement une année auparavant.

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