Automobile. Le marché de l’occasion se professionnalise
L’Occasio expo, salon qui regroupera les professionnels et les particuliers du marché des voitures d’occasion, ouvrira ses portes le 23 mars jusqu'au 2 avril à Casablanca. Depuis l’adoption des nouvelles dispositions fiscales en 2013, le marché a connu quelques changements et se professionnalise.
Casablanca accueillera à partir du 23 mars prochain et jusqu’au 2 avril l’Occasio expo, le salon entièrement dédié aux véhicules occasions. Cet événement organisé par la société Palm Motors se tiendra sur le grand parking du parc Sindibad à Casablanca. Regroupant un nombre important de professionnels du secteur, à savoir les garagistes, les loueurs et les concessionnaires, le salon sera marqué aussi par la présence des particuliers.
"Les personnes qui voudront céder leur véhicule personnel auront la possibilité de l’exposer dans un espace qui leur sera exclusivement dédié. Il faut bien évidemment que la voiture respecte les caractéristiques techniques exigées pour qu'elle soit présentée aux visiteurs", explique Ali Alaoui, président de Palm Motors et organisateur du salon.
Un espace décié au particuliers
Grâce aux partenaires du salon, les particuliers pourront ainsi passer la visite technique, mais aussi avoir une valeur approximative de leur voiture. "Il sera aussi possible de légaliser les documents sur place et les ventes pourront se conclure dans la journée", précise Ali Alaoui.
Si le salon s’attend à recevoir plus 40.000 visiteurs, c’est bien parce que le marché de l’occasion connaît une mue depuis quelques années, et ce, grâce à plusieurs éléments. Le plus grand coup de pouce a été apporté par la loi de Finances 2013, et qui concernait particulièrement le volet fiscal du marché de l’occasion.
Avant cette date, un garagiste ou un professionnel de la vente d’automobile occasion, devait payer une TVA sur le prix global de la vente, ce qui était une aberration vu que l’achat était fait sans TVA et sans facture.
"Actuellement, une fois la vente conclue, le vendeur doit payer une TVA sur la marge qu’il réalise", nous explique Ali Alaoui. Une disposition qui a été très bien accueillie par le marché et particulièrement par les professionnels et qui en a incité d’autres à investir ce secteur. C’est le cas des concessionnaires, qui ambitionnent d’apporter toujours plus de nouveautés à ce secteur. Ils proposent par exemple à leurs clients, en plus de la reprise, des garanties qui peuvent s’étaler sur 6 voire 12 mois.
Plus de 400.000 transactions par an
Des services qui ont séduit une partie de la clientèle, même si le plus gros du secteur se fait dans l’informel, de particulier à particulier ou à travers des intermédiaires. "La transition se fait tranquillement vers la professionnalisation du secteur et nous n’allons pas changer les habitudes du marché de l’occasion du jour au lendemain. Ce qui est certain, c’est que nous y arriverons", espère Ali Alaoui.
Les derniers chiffres publiés par le ministère de l’Equipement et du Transport datent de 2014 avec un peu plus de 400.000 transactions par an, soit presque 3 fois le marché du neuf. S’il est très difficile de connaître avec exactitude les statistiques de 2016, l’on pourrait avoir une idée sur la tendance globale du marché de l’occasion au Maroc, sachant qu’il est fortement corrélé au marché du neuf.
"Le nombre des immatriculation a progressé d’une façon très soutenue depuis 2014, notamment lors de la dernière année. Ce sont des éléments qui informent sur l’évolution du secteur, car c’est le marché du neuf qui alimente le marché de l’occasion", argumente Ali Alaoui.
Sur le marché, il existe deux types d’acteurs selon notre interlocuteur. Dans un premier temps, nous trouvons le profil classique qui va chercher la voiture la moins chère et la "bonne affaire". "Cet acheteur n’a pas forcément besoin d’une garantie et son achat obéit principalement à des contraintes budgétaires", développe l’organisateur du salon. En parallèle, l’autre profil est celui du client qui exigera d’avoir l’historique du véhicule, son carnet d’entretien et une garantie en plus.
Au niveau des transactions, ce sont les citadines et les micro-citadines qui se vendent le plus et le mieux sur le marché de l’occasion. Les véhicules utilitaires légers arrivent en deuxième position. Le prix moyen des ventes se situe entre 80.000 DH et 90.000 DH, selon notre interlocuteur.
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