Gare routière Ouled Ziane: un projet de requalification dans le pipe
La gare routière d’Ouled Ziane n’est plus à décrire. Anarchie, insécurité, saleté… ont caractérisé cette gare depuis les premiers mois suivant son transfert de Benjdia au quartier Derb Kabir, il y a plus de 16 ans. La commune prend enfin le dossier en main.
C’est la première visite du maire à la gare routière Ouled Ziane depuis qu’il a été élu président du conseil de la ville en septembre 2015. Le 1er mars, il s’est entretenu avec les responsables de la société gestionnaire Erreda en présence de représentants du ministère du Transport et des services de police.
Cette dernière est en charge de l’exploitation de la gare et de ses annexes depuis fin 2013 et ce, à l’issue d’un processus d’appel d’offres marqué par de nombreux retards. Sa désignation est une sorte de reconduction puisque c’est cette même société qui a, de 1998 à 2011, géré la gare restée pendant trois années dans un vide juridique en l’absence d’un délégataire légal.
"Il s’agit certes d’un service relevant de la commune de Casablanca, mais tous ces intervenants sont concernés. La ville ne peut pas, à elle seule, prendre en charge la mise à niveau de cet équipement", nous déclare d’emblée Mohamed Bourrahim, vice-président du conseil en charge du transport et de la circulation. Le budget de requalification n'a pas encore été calculé.
En plus des problèmes connus de tous (insalubrité, insécurité…) d’autres dysfonctionnements ont été relevés lors de cette réunion.
Le racolage a été pointé du doigt par le délégataire. En plus de bloquer la voie et d’empêcher d’identifier les transporteurs, ce problème occasionne un manque à gagner pour la société qui doit s’acquitter chaque année d’une redevance de 6,05 MDH. Une redevance qu’elle ne paie pas toujours.
Selon l’état des recettes réalisées et des restes à recouvrer durant les deux années écoulées, document réalisé en marge du budget 2017, la délégataire devait à la ville 9,1 MDH fin 2015. S’en est-il acquitté entre temps? A-t-il payé les redevances de 2016? Nous n’avons pas pu avoir de réponses ni de la part de la commune ni de la part d'Erreda dont le DG a catégoriquement refusé de nous parler.
En contrepartie de ces redevances qu’il doit payer, le délégataire perçoit les droits de location des locaux de commerce. Edifiée sur 4 hectares, la gare compte en plus des guichets (32) et des quais (32), 72 locaux commerciaux, une pharmacie, une station-service et huit bloc sanitaires. Lors de la réunion du 1er mars, Erreda a proposé de nouveaux réaménagements impliquant une augmentation du nombre des quais.
Le délégataire perçoit aussi les taxes suivantes d’accès à la gare routière:
-Les autocars au départ de la gare routière payent à la société gestionnaire 0,25 DH/km pour le total de la distance parcourue entre Casablanca et la destination finale de l’autocar.
-Les autocars transitant payent une redevance fixe de 20DH pour chaque passage par la gare routière.
La problématique des courtiers, environ 700 au total, a été également mise sur le tapis.
"C’est un dossier qui demande une longue réflexion. Même si leur activité n’est pas légale, nous ne pouvons pas leur demander de partir du jour au lendemain", a souligné M. Bourrahim.
À découvrir
à lire aussi
Article : Le Maroc face au risque d’une inflation alimentaire diffuse et composite
Alors que les instances internationales s'inquiètent d'un nouveau choc systémique mondial lié aux tensions géopolitiques, le Maroc navigue entre une campagne agricole prometteuse et des goulots d'étranglement logistiques nationaux. Si le blé tendre reste sous protection, les filières animale, sucrière et oléagineuse demeurent exposées à une inflation de second rang et à une saturation portuaire qui grignote les marges de manœuvre. Analyse.
Article : Pourquoi le taux d’inflation ne reflète pas toujours le vécu des ménages
Au Maroc, l’inflation ralentit, mais les ménages continuent de ressentir la hausse des prix et la pression sur leur pouvoir d’achat. Cet écart vient surtout d’une lecture incomplète du taux d’inflation, ainsi que de la nature même du panier représentatif utilisé pour mesurer l’évolution des prix.
Article : Intelcia : Karim Bernoussi et ses partenaires reprennent 100% du capital, sortie d’Altice
Le 28 avril, les deux cofondateurs du groupe, Karim Bernoussi et Youssef El Oufir, doivent finaliser le rachat des 65% du capital détenus par le groupe Altice, dont ils n'avaient conservé que 35% lors de l'entrée du partenaire français en 2016. Une opération qui redonne à ce fleuron de l'économie marocaine sa pleine liberté de manœuvre, au moment précis où son secteur est traversé par la déferlante de l'intelligence artificielle. Karim Bernoussi, PDG du groupe, était l'invité du 12/13 de Médias24.
Article : L’Oukaïmeden, station d’hiver et espace culte de transhumance
Alors que l’Oukaïmeden est appelé à devenir une station touristique quatre saisons à l’horizon 2027, l’anthropologue Mohamed Mahdi rappelle que ce territoire ne peut être réduit à un site de loisirs. Agdal pastoral, espace de transhumance, réservoir de biodiversité et patrimoine culturel amazigh, l’Oukaïmeden impose une approche de développement intégrée, capable de concilier tourisme, pastoralisme et préservation des équilibres sociaux et écologiques.
Article : La météo pour le lundi 27 avril 2026
Voici les prévisions météorologiques pour le lundi 27 avril 2026, établies par la Direction générale de la météorologie.
Article : Plan d’aménagement de Marchica : un nouveau souffle socio-économique pour Nador et Beni Ensar
L'aménagement de la lagune de Marchica s’apprête à un nouveau chapitre. Au-delà des avancées de la première phase, il dessine une nouvelle transformation urbaine et touristique d'ampleur, de Nador à Beni Ensar, jusqu'au village d'Arkman. L’enquête publique s’est achevée vendredi.