En Algérie, la colère ne s'essoufle pas
La ville algérienne de Bejaia a renoué, mardi 3 janvier en fin d’après-midi, avec les protestations contre la loi de Finances adoptée par le gouvernement pour faire face à la crise pétrolière, au moment où la grogne populaire a touché d’autres villes de Kabylie.
Dans la région d'Akbou à Bejaia, les manifestants ont incendié le siège de l’Inspection locale des impôts. Il ont également saccagé une agence de la Société nationale d’électricité ainsi que le tribunal, rapporte l’agence APS.
Dans la wilaya voisine de Bouira, la grogne populaire a touché les régions de Bechloul, Ahnif, Saharidj où les commerces étaient tous fermés. Les manifestants ont également coupé l’autoroute est-ouest au niveau d’El Asnam, provoquant une interruption de la circulation.
Non loin de la capitale, à Boumerdes, le mouvement de grève déclenché pour protester contre la pression fiscale de la loi de Finances, s'est poursuivi dans plusieurs communes.
Rompant le silence des autorités sur ces événements, le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Nouredine Bedoui, a menacé que "tous ceux qui tentent de porter atteinte aux biens publics et privés, trouveront face à eux les institutions de la République", agitant de nouveau la thèse d’implication de "certains milieux" qui exploitent des "relais locaux pour semer le trouble et le désordre".
Ces émeutes ont éclaté en signe de protestation contre le renchérissement des produits de consommation et les retombées des dispositions fiscales de la loi de Finances 2017, tout juste entrée en application.
(Avec MAP)
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