Droit des femmes: le Maroc en position difficile à l'ONU
Cette semaine, lors de sa 118e session, le Comité des droits de l’homme des Nations-Unies a examiné le 6e rapport périodique du gouvernement du Maroc. La délégation marocaine était en position difficile face aux questions précises posées lors de cette audition.
L’ONG internationale Mobilising for rights associates (MRA), en collaboration avec une alliance d’associations marocaines, a mené une mission d’observation et de plaidoyer sur les droits des femmes dans la famille et les violences faites aux femmes.
Lors des sessions ce lundi 24 et mardi 25 octobre, des membres du Comité ont posé de nombreuses questions au gouvernement marocain, sollicitant des clarifications sur la réponse de l’Etat aux violences faites aux femmes et des dispositions discriminatoires du Code de la famille, qui constituent une violation du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
Parmi les diverses préoccupations soulevées par le Comité dans ses questions:
- L’absence d’ordonnances civiles de protection pour les femmes victimes de violence dans le projet de loi n° 103-13;
- Le fait que les victimes de viol risquent d’être poursuivies pour des relations sexuelles illicites;
- Le manque de centres d’hébergement pour les femmes victimes de violences forcées de fuir leurs maisons;
- La persistance de la polygamie et des mariages des mineurs;
- Les obstacles discriminatoires pour les femmes en matière de divorce.
Le Comité a également rappelé que déjà en 2004, il avait recommandé au gouvernement marocain de libéraliser les lois sur l’interruption volontaire de la grossesse, chose qui n’a pas été faite.
Le gouvernement s’est juste limité à affirmer de nouveau qu’un projet de loi sur les violences faites aux femmes est devant le Parlement, sans apporter plus de précisions.
En préparation de cette session, MRA, en collaboration avec The Advocates for human rights, l’Association Amal pour la femme et le développement (El Hajeb), l’Association Tafiil moubadarat (Taza), Association voix de femmes marocaines (Agadir), et Association vision féminine (Azrou) avaient soumis au Comité un rapport parallèle sur les droits des femmes au Maroc avec de nombreuses recommandations.
Parmi celles-ci, promulguer une loi spécifique relatives aux violences faites aux femmes contenant des dispositions pénales et civiles y compris des ordonnances de protection civiles; abolir les poursuites pénales pour relations sexuelles illicites, afin de réduire les obstacles pour les femmes de déposer une plainte pour viol; et modifier le Code de la famille afin d’établir un âge minimum absolu en dessous duquel le mariage des mineurs ne pourrait jamais être permis.
à lire aussi
Article : Bourse de Casablanca : les minières sauvent un semestre marqué par la correction du marché (bilan)
Après un semestre marqué par une correction du marché, quelles valeurs ont résisté ? Quels secteurs ont tiré leur épingle du jeu ? Et où les investisseurs ont-ils concentré leurs échanges ? Voici le bilan des six premiers mois de 2026 à la Bourse de Casablanca à travers les principales performances de la cote.
Article : Textile : le déficit de main-d’œuvre dans la confection pèse sur les exportations
Les exportations textiles reculent de 9,1% à fin mai 2026, une baisse que les perturbations logistiques du premier trimestre ne suffisent plus à expliquer. L’aggravation de la baisse en avril et mai montre que le problème dépasse désormais le seul facteur logistique. La cause principale est aujourd’hui le déficit de main-d’œuvre, qui pèse directement sur la production, les délais de livraison et la capacité des entreprises à honorer leurs commandes.
Article : Traitement de l'eau. Le britannique Hydro Industries s'implante au Maroc avec Hydro Services Morocco
Le britannique Hydro Industries Limited s’implante au Maroc avec la création de Hydro Services Morocco, une SAS au capital de 1 MDH dédiée aux métiers du traitement de l’eau, de l’assainissement et du dessalement.
Article : Le Maroc face au choix du Rafale : les clés d'un arbitrage géopolitique contre le tout-américain
Si la volonté d'éviter une dépendance exclusive envers les États-Unis est réelle, l'équation budgétaire et le défi du nombre face à la flotte d'Alger imposent un examen attentif des réalités du terrain.
Article : Maroc-Chine : en attendant le Sahara, la relation bilatérale économique s'accélère
Dix ans après l'établissement d’un partenariat stratégique entre Rabat et Pékin au cours de la visite royale en Chine en 2016, l’ambassadrice chinoise au Maroc a célébré cet événement en déclarant que les relations économiques bilatérales ont connu une progression exceptionnelle. Si les perspectives industrielles et touristiques apparaissent plus que prometteuses, la question d'une éventuelle reconnaissance chinoise de la marocanité du Sahara au Conseil de sécurité de l'ONU demeure toujours entourée de précautions diplomatiques. Explications.
Article : IDE : le flux net progresse de 41,8% à fin mai 2026
Les investissements directs étrangers (IDE) au Maroc poursuivent leur progression à fin mai 2026. Porté par une hausse des recettes et un recul des dépenses, leur flux net atteint 23.319 MDH, en hausse de 41,8% par rapport à la même période de 2025. Dans le même temps, les investissements directs marocains à l’étranger (IDME) enregistrent également une nette progression.