Enquête de l'EM Lyon Casablanca sur le marché du travail marocain: “les jeunes d'abord!”
L'EM Lyon Casablanca a ouvert ses portes cette année. Pour marquer le coup, la prestigieuse business school, classée dans le top 4 des meilleurs écoles de commerce de l'hexagone, a rendu publique une étude sur le marché de l'emploi marocain. Les grandes lignes.
L'étude de l'EM Lyon Casablanca, présentée par son DG Tawhid Chtioui dans le campus marocain, a passé à la loupe environ 12.500 offres d'emplois qualifiés (qui constituent environ 1 emploi sur 3 au Maroc), diffusées par l'Anapec durant le premier semestre 2016.
Une des premières conclusions de l'enquête est qu'il existe une polarisation des emplois au Maroc. En d'autres termes, on note "un accroissement simultané de la part des métiers les plus qualifiés et de celle des très peu qualifiés, induisant une baisse concomitante de la proportion des effectifs en emploi au milieu de l'échelle des qualifications".
Autre tendance lourde, une tertiarisation des emplois. De fait, un emploi sur deux créé se fait dans les services. Et c'est Casablanca qui rafle la mise, avec 54% des jobs créés.
La bonne nouvelle de l'étude: "des perspectives favorables (s'offrent) aux jeunes diplômés du supérieur!". Une écrasante majorité de ces emplois (87%) est sous forme de CDI et concernent essentiellement les jeunes actifs (7 emplois sur 10 sont destinés à des employés ayant entre 0 et 2 ans d'expérience).
La mauvaise nouvelle? "Une forte dispersion des salaires, entre 5.000 et 22.000 DH, pour le salaire mensuel des jeunes diplômés du supérieur (bac+3 et plus)", qui creuse davantage les inégalités salariales...
à lire aussi
Article : Au-delà du bilan Akhannouch, lecture des indicateurs du marché du travail
Sous le gouvernement Akhannouch, le marché de l’emploi reste le principal point de fragilité de l’économie. Ce problème est ancien mais s’aggrave au fil du temps. Médias24 confronte les engagements du gouvernement à ses réalisations et analyse, au-delà du mandat, plusieurs indicateurs du marché du travail sur une longue période.
Article : Secteur minier. Après une année 2025 record, 2026 s'annonce déjà comme un cru très prometteur
2025 restera comme un millésime d'exception pour les mines marocaines. Cours au plus haut, volumes en hausse, nouveaux projets en maturation... Le secteur profite pleinement d'un cycle mondial porteur. Et 2026 s'annonce tout aussi favorable, sous l'effet de plusieurs signes.
Article : Ordre des experts-comptables. Élections sur fond de réflexion sur l’ouverture du capital
Le 21 mai 2026, les experts-comptables élisent les membres du Conseil national et des conseils régionaux de leur Ordre pour les trois prochaines années. Au-delà de ce renouvellement, la profession réfléchit à faire évoluer son cadre, notamment sur la question de l’ouverture du capital des cabinets. Détails.
Article : Le trafic aérien en hausse de 11,15% à fin mars 2026
L'Office national des aéroports (ONDA) a annoncé que le trafic aérien commercial dans les aéroports du Royaume a enregistré 8.913.041 passagers à fin mars 2026, soit une croissance de 11,15% par rapport à la même période de l'année précédente.
Article : Mondial 2026. Le double pivot, pierre angulaire du projet Ouahbi
Les deux milieux de terrain devant la défense constituent l’élément central du dispositif tactique du sélectionneur national. Un principe qui assure l’équilibre des Lions de l’Atlas, conditionne la récupération du ballon et la première phase de construction. Mais qui n’est pas sans risque.
Article : SIAM 2026 : malgré un taux de couverture de 60%, 450 communes rurales restent exclues des services financiers selon Bank Al-Maghrib
À Meknès, le directeur général de Bank Al-Maghrib, Abderrahim Bouazza a indiqué que 450 communes rurales restent sans services financiers malgré une couverture de 60%. Il a aussi annoncé l’équipement de 50 coopératives en TPE et rappelé que 25% des programmes d’éducation financière ont ciblé le monde rural.