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ECONOMIE

Banques participatives: Les agréments avant janvier 2017?

Les agréments de banques participatives seront-ils, enfin, octroyés avant janvier 2017? C’est ce que laisse présager le report du Salon international de la finance éthique et participative (SIFEP), prévu initialement en octobre 2016, à janvier 2017.

Banques participatives: Les agréments avant janvier 2017?
Sara El Hanafi
Le 26 octobre 2016 à 14h14 | Modifié 11 avril 2021 à 2h38

«C’est à la demande de Bank Al Maghrib que le SIFEP à été reporté à Janvier 2017», nous apprend Abderrahman Lahlou, consultant en finance participative, lors de la conférence pré-SIFEP organisée ce 25 octobre à Casablanca.

Le SIFEP, ayant rassemblé jusqu’à présent plus de 5.000 inscrits selon son organisateur, le cabinet Urbacom, permettra non seulement d’organiser des meetings BtoB entre professionnels du secteur, mais il prévoit également des interactions BtoC (Business to Clients) entre les futures banques participatives et leurs clients potentiels.

Des banques qui, pour démarrer leur activité et présenter effectivement leurs offres aux clients, auront tout naturellement besoin des agréments tant attendus. Le report laisse donc présager qu’à la date du Salon, les banques ayant obtenu les agréments seront déjà connues.

En attendant donc le SIFEP, Urbacom a organisé le pré-SIFEP: une conférence-débat réunissant plusieurs acteurs du domaine, dont des directeurs de projet chargés du chantier de la banque participative auprès de plusieurs banques marocaines, afin d’exposer quelques axes de leurs feuilles de route.

Mohammed Tahri, directeur général adjoint à la Société Générale, qui a opté pour le modèle des "fenêtres" a annoncé que son entité compte véhiculer l’activité de banque participative à travers des succursales: «Nous allons créer des agences dédiées à la banque participative» souligne-t-il. «Nous allons commencer avec une dizaine d’agences dès le lancement de l’activité».  

Il revient également sur les débuts du projet: «Nous avons considéré qu’il était important, tout d’abord, de mesurer l’attente du marché par rapport à la finance participative, avant de nous lancer dans une aventure qui  sera coûteuse pour les comptes d’exploitation de la banque».

Il explique ainsi que la Société Générale a lancé une étude de marché, menée par un cabinet marocain en coopération avec un cabinet français spécialisé en finance participative: «Les résultats ont révélé qu’il y a une attente manifeste du public marocain vis-à-vis de la finance participative».

80% des interviewés affirment être prêts à ouvrir au moins un compte chez les banques participatives dès que celles-ci seront opérationnelles,  40% se disent disposés à placer de l’épargne sur des véhicules de placement participatifs, même s’ils sont moins rentables et 25% manifestent leur intérêt pour des solutions de financement participatif, même si elles sont plus chères.

«Ces données nous ont fait comprendre qu’il y a une véritable opportunité à saisir», continue M.Tahri.

Ceci dit, les banquiers s’accordent sur les contraintes généralisées accompagnant le chantier de la finance participative au Maroc, notamment en matière de planification et de gestion des processus, dans un contexte manquant de visibilité.

«Monter une industrie de cette ampleur implique un nombre considérable de parties prenantes aussi importantes les unes que les autres, chacune suivant son propre rythme, ses propres exigences et ses propres priorités», indique Abdelali Bennouna, directeur de la finance participative au Crédit du Maroc: «Il est assez difficile de gérer cela au niveau opérationnel, si on n’est pas organisé».

L’autre challenge inquiétant pour les banques est la vulgarisation du sujet. En effet, pour une grande majorité, banque participative ou islamique rime encore avec gratuité. Une fausse impression qui risque d’engendrer une déception auprès du client.

Les professionnels portent donc de grands espoirs sur le SIFEP, qui sera ouvert au grand public: «Nous nous attendons à plus de diffusion et de vulgarisation du concept», souligne M. Bennouna. «Si nous obtenons les agréments de Bank Al Maghrib d’ici là, nous pourrions entrer directement en contact avec le client et lui présenter nos offres».

Il ajoute: «Ce sera également l’occasion pour présenter les opportunités de carrière et attirer les talents vers cette nouvelle discipline».

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Sara El Hanafi
Le 26 octobre 2016 à 14h14

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