Décret polytechnique. Les ENSAistes veulent rencontrer Benkirane
Quatre associations des lauréats de l'ENSA ont demandé une rencontre, en urgence avec Benkirane, tout en déclinant l'offre du ministre sortant, Lahcen Daoudi. Les détails.
Nouvel épisode dans la mobilisation des élèves ingénieurs et des lauréats de l'ENSA contre le décret instituant la fusion de leur école avec les réseaux de l'EST et de la FST. Ces derniers veulent rencontrer, en urgence, Abdelilah Benkirane, en sa qualité de chef de gouvernement désigné, après avoir refusé l'offre du département de Daoudi, consistant à permettre aux élèves actuellement inscrits, d'obtenir des diplômes portant le nom de leurs écoles.
"Après l'échec et l'incapacité de Lahcen Daoudi à trouver une solution au problème dont il est responsable, en adoptant un décret de fusion sans respecter les abécédaires de la gestion des projets dans le secteur de l'enseignement supérieur et l'approche participative, les lauréats de l'ENSA ont adressé une correspondance au chef du gouvernement, dans le but de trouver une issue à cette crise", lit-on dans une lettre ouverte des élèves ingénieurs adressée à Benkirane (fac-similé ci-dessous).
Les ENSAistes accusent Lahcen Daoudi d'avoir "proféré des menaces à leur encontre, lors d'une réunion avec les représentants des élèves ingénieurs, après avoir échoué à les convaincre de cesser la grève qu'ils mènent depuis le début de l'actuelle année universitaire."
Autre élément, qui selon les ENSAistes nécessite l'intervention du chef du gouvernement: "Le ministre n'a ni le courage de reconnaître sa faute et de la rectifier, ni la volonté de dépasser cette crise".
"Le projet de fusion a été discuté dans les Conseils d'université"
Joint par Médias24, le ministre sortant a rejeté en bloc les critiques des élèves ingénieurs. Concernant le non-respect de l'approche participative, Lahcen Daoudi a affirmé que "ce projet de fusion a été discuté avant l'adoption du décret au sein des Conseils d'université, qui sont des institutions de consultation".
"Je le dis et j'en suis responsable, ce dossier a été politisé et il y a des élèves qui veulent reprendre les cours, mais qui sont sous pression."
"Est-t-il admissible que le dénomination de l'école demeure inchangée pour l'éternité?" s'interroge le ministre sortant. Selon lui, la seule solution viable est que "les élèves ingénieurs acceptent le fait d'obtenir des diplômes ENSA, tout en laissant le choix aux futurs inscrits, d'accepter ou pas la fusion."

Fac-similé de la correspondance adressée à Benkirane
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