Le gouvernement va proposer des CDD de 2 ans aux enseignants recrutés d'urgence
Le ministère de l’Education Nationale et le ministère de l’Economie et des Finances ont pris des dispositions d’urgence pour recruter plusieurs milliers de cadres enseignants, au moins 9.000 selon nos sources.
L’identification des besoins se fera par le biais des AREF, Académies régionales de formation. Selon une source autorisée au ministère des Finances, les AREF ont reçu le feu vert pour recruter les enseignants dont elles ont besoin.
Selon un directeur d’académie contacté par nos soins, il n’y a pas (encore) eu de feu vert mais une simple demande d’évaluation des besoins. Des sources syndicales confirment par contre l’information selon laquelle ce sont les AREF qui seront la partie contractante.
Quoi qu’il en soit, pour faire face au déficit en enseignants, le schéma est le suivant:
-identifier d’urgence les besoins, en se basant sur la carte scolaire établie par chaque académie régionale.
-lancer les recrutements: les enseignants seront recrutés par un CDD (contrat à durée déterminée) de 2 ans, qui sera automatiquement transformé en CDI au bout de cette durée, si l’enseignant a donné satisfaction. Si le candidat retenu n’a pas eu de formation d’enseignant, il devra de plus subir une année de formation complémentaire.
Les lauréats des écoles publiques de formation d’enseignants, regroupés sous l’appellation “L s lauréat du programme public de 10.000 cadres d’enseignement“, refusent la proposition de CDD, selon une déclaration de Mohamed Samadi, leur porte-parole, accordée à Al-Majalla 24.
Le Roi Mohammed VI a donné ses instructions pour un règlement urgent et des recrutements rapides d’enseignants pour faire face au déficit constaté au cours de cette rentrée.
Le déficit est au moins de 19.000 enseignants par rapport à la rentrée précédente: 7.000 départs normaux à la retraite et 12.000 départs en retraite anticipée. Mais comme entretemps, le nombre d’élèves a augmenté, le déficit est probablement supérieur.
La rentrée a été marquée par des classes surpeuplées et des sureffectifs.
De plus, les enseignants stagiaires qui ont fait grève et manifesté une grande partie de l’année écoulée, au nombre de 9.800 environ, sont inclus dans la carte scolaire et assurent des cours mais ils menacent de se remettre en grève en raison de ce qu’ils appellent le non respect de ses engagements par le gouvernement.
Jusqu’à présent, ils touchaient une bourse de 1.200 DH par mois et devaient à partir de fin septembre, percevoir 1.600 DH supplémentaires par mois. Ce complément n’a pas été servi.
Selon une source autorisée au ministère des Finances, ce complément sera servi au plus tard dans les 15 jours, avec effet rétroactif au mois de septembre.
Le 1er janvier, ces enseignants stagiaires deviendront titulaires et recevront leur affectation finale.
Le dossier des enseignants a été très mal géré depuis environ une année. Ce sont les élèves qui en ont payé le prix.
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