Bourse. Alliances veut regagner la confiance du marché
Transparence, engagement et sérieux: ce sont les valeurs qu’Alliances développement immobilier cherche à présent à véhiculer. Avec un retour aux bénéfices en 2016, le groupe immobilier espère renouer avec la croissance et se réconcilier avec le marché.
Confiant, à l’aise dans son speech et rassurant. C’est l’attitude qu’affichait Ahmed Ammor, directeur général d’Alliances développement immobilier, à l’occasion d’une rencontre tenue avec la presse ce 6 octobre, pour la présentation des résultats semestriels de la compagnie.
Après deux exercices déficitaires et plus de 2,7 MMDH de pertes cumulées, Alliances annonce revenir aux bénéfices et ambitionne de continuer sur cette lancée.
«Nous avons fait un travail significatif pour arriver à ces résultats», souligne Ahmed Ammor. La société a achevé le premier semestre avec un résultat net consolidé de 32 MDH et un RNPG de 20 MDH.
«l y a eu tout un travail de réduction des charges, y compris sur les effectifs», continue M. Ammor. Ceux-ci sont passés de 894 à 550, et ce sans aucun licenciement, selon lui. Ammor explique que ce sont entièrement des départs à l’amiable: «Il y a des collaborateurs qui n’ont pas cru au plan de restructuration de la compagnie, d’autres qui ont trouvé de meilleures opportunités… il n’y a donc pas eu de licenciements au sein d’ADI», insiste Ammor.
Par ailleurs, Alliances annonce une réduction graduelle de son endettement. Parmi les mesures prises dans ce sens, il y a les dations en paiement. Ahmed Ammor confirme le recours à des dations.
Des sources sur le marché nous ont annoncé que ces dations s’élèvent à 4 MMDH. Nos sources évoquent également des dations en paiement destinées spécifiquement au remboursement des billets de trésorerie et des émissions obligataires pour 3 MMDH. Sans confirmer ni infirmer ces chiffres et d'ailleurs sans livrer aucun chiffre sur ce sujet, Ammor affirme qu’Alliances a des dations avec les banques et d’autres organismes détenteurs de la dette privée, en dehors des OPCVM.
«En contrepartie de ces dations, nous demandons à nos créanciers de réduire à chaque périodicité notre dette globale», explique Ammor.
D’une autre part, Ahmed Ammor semble confiant dans les actions entretenues dans le cadre du plan de sauvetage de l’entreprise, et affirme que celle-ci guérit graduellement ses plaies. Pour lui, Alliances retrouve les fondamentaux de la transparence: «Alliances est présente dans les marchés de capitaux, nous devons donc assurer la transparence vis-à-vis de nos parties prenantes», affirme-t-il.
Il ajoute: «A présent, nous devons donc respecter nos engagements, c’est important pour le marché financier. Nous devons également montrer que nous sommes sérieux, afin d’attirer les investisseurs, et c’est actuellement l’enjeu majeur pour tout le groupe».
A cet effet, Ammor affirme que la participation unique de l’actionnaire de référence d’Alliances (Alami Lazraq) à l’augmentation de capital, prévue fin 2016 pour un montant de 300 MDH, est la preuve que la société n’est pas encore prête pour apprivoiser les investisseurs.
Il explique: «Un investisseur a besoin de visibilité, de bonnes perspectives. Honnêtement, Alliances n’était pas dans une situation où elle offrait ces atouts et ne pouvait donc pas faire appel à des investisseurs».
Pour fin 2016, Alliances affirme vouloir continuer sur la même lancée. Son chiffre d’affaires avoisinerait les 3,9 MMDH, et le groupe devrait dépasser les objectifs initialement prévus dans le plan de restructuration, en matière de désendettement.
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