Mouvement exceptionnel de réaffectation d’enseignants à Casa-Settat
La rentrée scolaire 2016-2017 met à nu un phénomène de plus en plus inquiétant: la surpopulation en classe. Pour la première fois, la région de Casablanca-Settat connaît un déficit en nombre d’enseignants. Un mouvement exceptionnel de réaffectation des ressources est en cours.
Il s’agit principalement de réduire les écarts de densité entre les classes des écoles publiques, en attendant de créer de nouveaux postes budgétaires.
Concrètement, il s’agit pour l’heure de limiter les dégâts, avec le peu de ressources humaines dont dispose l’académie. C’est ce qui ressort de l’entretien que nous a accordé Mohammadin Smaili, directeur de l’Académie régionale d’éducation et de formation (AREF) de la région de Casa-Settat.
En moyenne, "dans toute la région Casa-Settat, le rapport moyen entre élèves et enseignants dans les écoles publiques est de 40 élèves par classe", nous indique le directeur de l’AREF Casa-Settat.
L’objectif est d’assurer une répartition plus rationnelle des enseignants de manière à atteindre (ou du moins s’approcher de) la moyenne régionale.
Il existe selon M. Smaili, 3 paramètres qui interviennent dans le surpeuplement des salles de cours. "Chaque région a ses propres particularités. A Casa-Settat, nous avons hérité, après le nouveau découpage territorial, d’une partie des régions de Chaouia-Ouardigha et de Doukkala-Abda. On compte actuellement plus de 1.365.000 élèves, désormais répartis entre les zones urbaines et rurales, ce qui a une incidence sur les ressources humaines et la carte scolaire", souligne le directeur.
Le deuxième paramètre qui intervient dans l’équation de la surpopulation en milieu scolaire est celui de la dynamique à l’intérieur de la métropole. A cet effet, M. Smaili note que "la mobilité de la population du centre-ville vers les périphéries crée une situation de déséquilibre entre l’offre est la demande".
La dynamique des populations qui quittent Anfa-Al Fida pour s’installer à Bernoussi ou à Hay Hassani contribue à vider certains établissements et à en surpeupler d’autres. Idem lorsqu’il s’agit d’opérations de recasement des habitants des bidonvilles, qui créent de fortes demandes inattendues, notamment à Sidi Moumen ou Zenata.
Le troisième axe et sans doute le plus problématique, concerne les mouvements de départs volontaires ou de retraites anticipées des enseignants. A ce propos, il y a eu, dans la seule région de Casa-Settat, près de 1.900 départs en retraite anticipée cette année et autant de postes budgétaires détruits.
La responsabilité du secteur de l’Education incombe principalement à l’Etat. "Le ministère de l’Education nationale réclame, chaque année, l’attribution d’un budget de fonctionnement qui permette de créer de nouveaux postes budgétaires, afin de combler le déficit en enseignants. C’est ce que nous réclamons aussi au niveau de la région Casa-Settat, car au niveau des investissements en foncier ou en bâtiment, nous en avons suffisamment", souligne M. Smaili.
La solution proposée consiste à ouvrir les possibilités de mutations des enseignants, en fonction des besoins dans chaque province et arrondissement.
Le directeur de l’académie nous apprend que "60 enseignants ont d’ores et déjà été mutés à leur demande, en accord avec les syndicats. Il s’agit d’une solution temporaire, en attendant de recevoir de nouvelles recrues". En espérant, cette fois-ci, que le temporaire ne s’éternisera pas.
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