Des ressortissants belges du Maroc créent un comité pour corriger l'image du Royaume en Belgique
Cinq ressortissants belges résidant au Maroc depuis plusieurs années ont décidé de créer un comité destiné à corriger lorsque c’est nécessaire, l’image du Maroc dans les médias belges et européens.
«Nous aimons ce Royaume d’accueil qui est inscrit dans une dynamique moderne et positive dans bien des domaines et nous voulons le faire savoir», nous déclare l’un des fondateurs.
«Nous déplorons des informations au sujet du Maroc et des Marocains en Belgique, trop souvent à sens unique. Nous pensons que tous les messages reposant sur des réalités méritent une attention».
«Spontanément et avec détermination, nous avons décidé de faire mieux connaître à nos amis de Belgique et ailleurs, ces réalités du Royaume, telles que nous les vivons et les observons au quotidien», ajoute-t-il.
La communauté belge au Maroc compte officiellement 4.000 résidents selon la représentation diplomatique belge. Mais comme l’inscription au consulat n’est pas obligatoire, le nombre réel est estimé à 20.000 personnes au moins, dont beaucoup vivent à cheval entre le plat pays et le Maroc. Les Marocains sont la première communauté étrangère en Belgique, avec au moins 500.000 personnes ceci sans tenir compte des Belges d’origine marocaine.
Les liens humains entre les deux pays ont tellement gagné en force qu’une école belge a ouvert à Casablanca en 2014. Plus récemment, frappé par des attentats, la Belgique a demandé l’aide du Maroc.
Après les attentats en Europe et en Belgique, des membres de la communauté belge avaient commencé spontanément à témoigner de leur vie au Maroc.
Vera Christensen, Michèle Desmottes, Jean Pierre Hallaux, Daniel Libin et Jean Luc Planche sont les cinq Belges à l’origine de cette nouvelle initiative. Ils travaillent dans des domaines divers comme l’édition, le design ou le conseil juridique.
“Nos constats et notre expérience de vie au Maroc témoignent de progrès patents à différents niveaux“, nous déclarent-ils.
Jean-Luc Planche, arrivé au Maroc en 2007 dans le cadre du projet Mazagan, était conseiller communal. Dès son arrivée, il a trouvé que la réalité du pays est bien différente que l’image véhiculée dans les médias.
Au-delà du cadre et de la qualité de vie, il est bien conscient des atouts et du potentiel du pays: “un monarque éclairé, un positionnement majeur en Afrique, de grands projets structurants…
“Nous voulons communiquer le message auprès de la plateforme anti-radicalisation qui dépend du ministère de l’intérieur en Belgique, de la maire de la commune de Molenbeek, sensibiliser des personnages politiques et utiliser les canaux politiques et de la société belge“ explique notre interlocuteur qui annonce une prochaine conférence en Belgique avec le ministère marocain des RME.
Pour lui, le Maroc est une référence et un modèle. Il se dit révolté par cette image déformée selon laquelle “de nombreux musulmans qui vivent au Maroc partent rejoindre Da’ech“.
Un second membre du groupe que nous avons joint au téléphone vit au Maroc depuis 20 ans. C’est une dame qui travaille dans la décoration et qui parle l’arabe dialectal d’une manière étonnamment fluide. Le comité, explique-t-elle, réunira des personnes 100% étrangères, pour être plus crédible. En d’autres termes, les Européens ou Belges d’origine marocaine ne seront pas de la partie.
Au-delà de sa perception qui regorge de bons sentiments (Marocains gentils, pays de mon cœur, la marocanité est mon identité, etc…), elle éprouve un sentiment d’injustice devant certain traitement médiatique belge: “Je refuse que l’on ne parle que d’islamisme et d’intégrisme, je refuse que les médias utilisent les informations selon leur convenance et leurs desseins“.
On attend donc le programme d’action et les premières initiatives concrètes. Affaire à suivre…
Contact: Jean-Luc Planche.
Tél. : 00 212 (0) 6 35 23 05 27
à lire aussi
Article : Bourse de Casablanca : les minières sauvent un semestre marqué par la correction du marché (bilan)
Après un semestre marqué par une correction du marché, quelles valeurs ont résisté ? Quels secteurs ont tiré leur épingle du jeu ? Et où les investisseurs ont-ils concentré leurs échanges ? Voici le bilan des six premiers mois de 2026 à la Bourse de Casablanca à travers les principales performances de la cote.
Article : Textile : le déficit de main-d’œuvre dans la confection pèse sur les exportations
Les exportations textiles reculent de 9,1% à fin mai 2026, une baisse que les perturbations logistiques du premier trimestre ne suffisent plus à expliquer. L’aggravation de la baisse en avril et mai montre que le problème dépasse désormais le seul facteur logistique. La cause principale est aujourd’hui le déficit de main-d’œuvre, qui pèse directement sur la production, les délais de livraison et la capacité des entreprises à honorer leurs commandes.
Article : Traitement de l'eau. Le britannique Hydro Industries s'implante au Maroc avec Hydro Services Morocco
Le britannique Hydro Industries Limited s’implante au Maroc avec la création de Hydro Services Morocco, une SAS au capital de 1 MDH dédiée aux métiers du traitement de l’eau, de l’assainissement et du dessalement.
Article : Le Maroc face au choix du Rafale : les clés d'un arbitrage géopolitique contre le tout-américain
Si la volonté d'éviter une dépendance exclusive envers les États-Unis est réelle, l'équation budgétaire et le défi du nombre face à la flotte d'Alger imposent un examen attentif des réalités du terrain.
Article : Maroc-Chine : en attendant le Sahara, la relation bilatérale économique s'accélère
Dix ans après l'établissement d’un partenariat stratégique entre Rabat et Pékin au cours de la visite royale en Chine en 2016, l’ambassadrice chinoise au Maroc a célébré cet événement en déclarant que les relations économiques bilatérales ont connu une progression exceptionnelle. Si les perspectives industrielles et touristiques apparaissent plus que prometteuses, la question d'une éventuelle reconnaissance chinoise de la marocanité du Sahara au Conseil de sécurité de l'ONU demeure toujours entourée de précautions diplomatiques. Explications.
Article : IDE : le flux net progresse de 41,8% à fin mai 2026
Les investissements directs étrangers (IDE) au Maroc poursuivent leur progression à fin mai 2026. Porté par une hausse des recettes et un recul des dépenses, leur flux net atteint 23.319 MDH, en hausse de 41,8% par rapport à la même période de 2025. Dans le même temps, les investissements directs marocains à l’étranger (IDME) enregistrent également une nette progression.