Foot: Les “ultras” marocains déterminés à braver l'interdiction
Depuis quelques jours, les murs de la ville de Casa sont recouverts de tags. Des graffitis en arabe que l'on peut traduire ainsi: «les ultras ne seront pas dissouts». Un message de défiance que lancent les Winners, le groupe ultra du Wydad de Casablanca.
A quelques jours du début de l'édition 2016-2017 de la Botola pro, les contestations s'amplifient au sein des groupes d'ultras. Interdits par la Wilaya de Casablanca en mars dernier, puis par le ministère de l'intérieur le mois suivant, suite aux débordements qui ont eu lieu lors du match opposant le Raja de Casablanca au Rif d'El Hoceima, et qui avaient entraîné la mort de deux supporters casaouis, les groupes d'ultras veulent faire entendre leur voix.
Depuis deux jours, des graffitis recouvrent les murs des grandes artères casablancaises. On peut y lire "les ultras ne seront pas dissouts". Un modus operandi qui n’est pas sans rappeler la campagne "Akram dégage" menée par les supporters du WAC contre l’ancien président du club. Cette fois-ci, tout porte à croire qu'il s'agit là d'un message de défiance à l'égard des autorités.
D'ailleurs, lors du match qui s'est déroulé ce dimanche au stade Moulay Abdellah, opposant le Wydad de Casablanca à l'ASEC Mimosas comptant pour les demi-finales de la ligue des champions de la CAF, des supporters wydadis ont brandi le message d'insoumission.
A l'origine, le refus de la décision de dissolution des groupes d'ultras a été exprimé dans un communiqué conjoint, publié fin juillet, par plusieurs groupes d'ultras marocains. En voici la traduction: "nous boycotterons les matchs aller et retour de la coupe du Trône, et les quatre premiers matchs du championnat, avec une possibilité de prolonger le boycott. Les ultras ne seront pas dissouts".
Une réaction en chaîne des autres groupes d'ultras est prévisible. Sur les réseaux sociaux, les pages facebook des groupes d'ultras des FAR, de l'IZK, de Oujda et de Fès promettent de ne pas se laisser faire.
À moins de dix jours du début de la compétition qui aura lieu quelques semaines avant début de la campagne électorale, on se demande quelle sera la réponse du gouvernement.
à lire aussi
Article : Bourse de Casablanca : les minières sauvent un semestre marqué par la correction du marché (bilan)
Après un semestre marqué par une correction du marché, quelles valeurs ont résisté ? Quels secteurs ont tiré leur épingle du jeu ? Et où les investisseurs ont-ils concentré leurs échanges ? Voici le bilan des six premiers mois de 2026 à la Bourse de Casablanca à travers les principales performances de la cote.
Article : Textile : le déficit de main-d’œuvre dans la confection pèse sur les exportations
Les exportations textiles reculent de 9,1% à fin mai 2026, une baisse que les perturbations logistiques du premier trimestre ne suffisent plus à expliquer. L’aggravation de la baisse en avril et mai montre que le problème dépasse désormais le seul facteur logistique. La cause principale est aujourd’hui le déficit de main-d’œuvre, qui pèse directement sur la production, les délais de livraison et la capacité des entreprises à honorer leurs commandes.
Article : Traitement de l'eau. Le britannique Hydro Industries s'implante au Maroc avec Hydro Services Morocco
Le britannique Hydro Industries Limited s’implante au Maroc avec la création de Hydro Services Morocco, une SAS au capital de 1 MDH dédiée aux métiers du traitement de l’eau, de l’assainissement et du dessalement.
Article : Le Maroc face au choix du Rafale : les clés d'un arbitrage géopolitique contre le tout-américain
Si la volonté d'éviter une dépendance exclusive envers les États-Unis est réelle, l'équation budgétaire et le défi du nombre face à la flotte d'Alger imposent un examen attentif des réalités du terrain.
Article : Maroc-Chine : en attendant le Sahara, la relation bilatérale économique s'accélère
Dix ans après l'établissement d’un partenariat stratégique entre Rabat et Pékin au cours de la visite royale en Chine en 2016, l’ambassadrice chinoise au Maroc a célébré cet événement en déclarant que les relations économiques bilatérales ont connu une progression exceptionnelle. Si les perspectives industrielles et touristiques apparaissent plus que prometteuses, la question d'une éventuelle reconnaissance chinoise de la marocanité du Sahara au Conseil de sécurité de l'ONU demeure toujours entourée de précautions diplomatiques. Explications.
Article : IDE : le flux net progresse de 41,8% à fin mai 2026
Les investissements directs étrangers (IDE) au Maroc poursuivent leur progression à fin mai 2026. Porté par une hausse des recettes et un recul des dépenses, leur flux net atteint 23.319 MDH, en hausse de 41,8% par rapport à la même période de 2025. Dans le même temps, les investissements directs marocains à l’étranger (IDME) enregistrent également une nette progression.