L’ONCF contre le feu: Pompiers, Canadair et wagon-citerne
Deux feux de forêt en une semaine ont provoqué la paralysie du trafic ONCF vers et au départ de Tanger au cœur de la saison d’été, effrayé les habitants des douars avoisinants et brûlé un peu moins de 100 hectares de bois.
A 5 km au sud d’Asilah ce mercredi matin 10 août, au milieu d’une piste, les pompiers sont toujours là. Ils ont pris leurs “quartiers“ dans une maison voisine au chantier inachevé. Deux véhicules veillent à toute reprise du feu.
Sur la zone Asilah-Tanger où le vent d’est a baissé d’intensité depuis mardi 9 août au soir, le répit est censé durer 24 à 36 heures. Dès jeudi soir au plus tard, les vents devraient être plus violents, dépassant pendant quelques jours les 45 km/h, contre 35 km/h la semaine dernière.




Canadair et wagon-citerne
Après une première alerte au milieu de la semaine passée, le trafic ferroviaire avait repris le week-end dernier, après un premier incendie. Mais dès ce lundi matin, il a fallu à nouveau interrompre le trafic et faire appel à un Canadair. “Celui-ci, rapporte un témoin, s’est concentré sur le feu proche des voies, afin de libérer le trafic ferroviaire au plus vite“.
Ce mercredi en gare d’Asilah, des centaines de vacanciers attendaient le train en provenance de Tanger en direction de Rabat et Casablanca. L’ONCF a également dû faire monter vers Asilah son wagon-citerne et des wagons de sable pour aider les pompiers de la Protection civile à maîtriser les incendies.
S’il y a eu plus de peur que de mal au final, l’ONCF devrait enregistrer quelques millions de DH de pertes sèches après les frissons de ces derniers jours en raison des milliers de voyages annulés. Les interruptions de trafic ont au total duré plus de quatre jours depuis début août, au cœur de la saison d’été. Des journées de travail ont également été perdues par des salariés et des entreprises.
Les hommes d’abord, la forêt ensuite
Dans les douars environnants, El Houmer et Sidi Ghanem, “les villageois sont encore effrayés ce matin“ rapporte un enfant de la région.
“Ma mère n’est pas encore remise. Les flammes rouges sont impressionnantes la nuit“, raconte-t-il. Plus de peur que de mal. Seule une maison a été détruite, une autre légèrement touchée par les flammes. Celles-ci au douar El Houmer ont même eu la délicatesse de griller quelques pieds d’eucalyptus, mais d’épargner des citronniers nouvellement plantés.
Selon un villageois, “la consigne était de protéger les hommes et les habitations, même si en raison des moyens de lutte anti-incendie, il fallait sacrifier quelques hectares de forêt“.
Dans la région, la mobilisation reste de mise. Les camions de pompiers sont garés près de la nationale 1, le wagon-citerne est en gare d’Asilah et la météo du vent et des températures est suivie de près.
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