JO 2016: Caïmans, bradypes, chevêches ou boas, drôles d'obstacles sur le parcours de golf
Nombre des plus grands joueurs ont renoncé aux Jeux olympiques en prétextant la crainte d'une piqûre de moustique, mais sur le parcours de Barra da Tijuca, ce sont des créatures autrement plus inquiétantes qui rôderont autour des golfeurs.
Caïmans, capybaras (énormes rongeurs), singes, bradypes (paresseux à trois doigts prolongés de longues griffes), chevêches des terriers (chouettes aux longues pattes), voire boas constrictors... Tous sont susceptibles de faire des apparitions sur le parcours où les hommes (11-14 août) puis les femmes (17-20 août), qui ont décidé de braver la menace du virus Zika transmis par les moustiques, se disputeront la première médaille d'or olympique de golf depuis 1904.
S'ils ne sont pas aussi communs sur les parcours que l'eau ou le sable des bunkers, les reptiles ne sont pas des obstacles tout à fait inconnus pour les joueurs du circuit américain, qui peuvent en croiser sur les golfs de Floride.
Mais les panneaux prévenant du danger disséminés sur le parcours des JO ont de quoi inquiéter, même si le responsable des greens Mark Johnson assure ne pas trop craindre les caïmans vivant dans les lacs près des trous 2, 3, 5 et 9.
"Ils ne mesurent que cinq pieds (1,50 m) au maximum. Bons sang, j'en ai dans mon jardin qui mesurent 10 à 12 pieds (3 à 3,50 m)!", lance cet Américain vivant en Floride.
Selon lui, en outre, les caïmans de Barra da Tijuca ne sortent que la nuit et sont plutôt timides.
Gare aux chouettes
Il reste que des dresseurs seront placés tout au long du parcours et que tout caïman repéré trop près du public ou des joueurs sera capturé et évacué vers le parc naturel voisin.
Le parcours olympique de l'architecte Gil Hanse a été construit exprès pour les Jeux, dans la zone marécageuse de Marapendi. Depuis que le golf de Barra da Tijuca existe, le nombre d'espèces animales vivant dans la zone est passé de 118 à 263.
Et si les caïmans sont a priori les individus les moins conviviaux de cette faune, les jardiniers chargés de l'entretien du parcours considèrent que ce sont les capybaras, les plus gros rongeurs vivant sur la planète, qui sont susceptibles de créer le plus de dégâts.
"Ils mangent l'herbe durant la nuit, explique Johnson. Il y en a entre 30 et 40 à l'intérieur du périmètre du parcours. Mais eux, ils vivent ici, nous, on joue au golf. Alors, il faut qu'on coexiste..."
Outre ces rongeurs de la taille d'un chien et sans compter différentes espèces de serpents, dont des boas et des singes ayant élu domicile dans les arbres autour du green du 12, il y a toutes sortes d'oiseaux et notamment des chevêches des terriers.
"Je pense qu'elles sont allées dans 80% des bunkers" du parcours, estime Johnson, précisant qu'une famille avait actuellement établi son nid dans un bunker en bordure du green du 9.
Les règles du golf prévoient bien les gênes liées aux activités des animaux fouisseurs. Mais elles s'appliquent plutôt à des trous ou des monticules laissés par des petits rongeurs qu'à ces terriers de 20 cm typiques des chevêches.
"On ne va pas les combler, on va faire avec, assure encore Johnson. Les joueurs ne seront pas trop contrariés, on leur donnera simplement un drop gratuit."
à lire aussi
Article : Après le choc Evlox, le textile marocain confronté à l’offensive turque
La fermeture d’Evlox à Settat constitue un coup dur pour l’amont textile marocain, au moment où les opérateurs turcs renforcent leur présence industrielle et commerciale. En consolidant leur chaîne de valeur, ces acteurs gagnent en compétitivité. Pour le Maroc, l’enjeu dépasse la production. Il touche à la capacité de bâtir une souveraineté textile portée par des marques nationales.
Article : BCP. Malgré le repli en bourse, un potentiel de rattrapage encore important
Le titre Banque centrale populaire recule de plus de 16% depuis le début de l’année, dans un secteur bancaire coté lui-même en retrait à la Bourse de Casablanca. Cette baisse contraste avec des résultats 2025 en amélioration et une valorisation qui fait ressortir une décote importante par rapport aux niveaux du secteur.
Article : Bourse de Casablanca. Le MASI termine en baisse ce 12 mai 2026
La Bourse de Casablanca a clôturé la séance du 12 mai 2026 en baisse, avec un MASI en repli de 0,39% à 18.776,54 points. Le volume global des échanges s’est établi à 196,53 MDH, porté principalement par Managem, LabelVie et SMI.
Article : Écoles françaises : sous pression des parents, l’AEFE réduit la hausse des frais
Alors que la hausse annoncée des frais de scolarité dans les établissements français au Maroc avait suscité une vague de contestation parmi les parents d’élèves, l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) a finalement revu sa position et annoncé une augmentation de 6% pour la rentrée 2026, au lieu des 7% initialement prévus.
Article : Le Digital Lab Santé de la CDG, un levier pour impulser l’innovation digitale
Le Digital Lab Santé est une plateforme collaborative destinée à accélérer la transformation numérique du secteur.
Article : Coupe du monde 2026. La FRMF s’associe à Google Gemini
Google Gemini devient le sponsor officiel en intelligence artificielle de la Fédération royale marocaine de football. Avant et pendant le mondial 2026, l’équipe nationale bénéficiera de modèles IA à des fins de promotion, tandis que les supporters des Lions de l’Atlas disposeront d’outils à même d’améliorer l’expérience dans les stades.