Enseignement supérieur: lancement de filières liées au handicap, à partir de 2017
Une convention de partenariat a été signée ce 4 août pour l'intégration de la dimension du handicap dans les programmes de l'enseignement supérieur. Elle porte sur la formation, l'accompagnement social, l'inscription et même l'adaptation des conditions de déroulement des examens.
La ministre de la Solidarité, de la femme, de la famille et du développement social, Bassima Hakkaoui, a annoncé, lors de cette signature, qu'il sera procédé à l'intégration de la dimension du handicap dans les programmes de l'enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres, en mettant en place "des filières de formation dans les domaines liés au handicap (langage des signes, gestion des institutions sociales des personnes en situation de handicap, éducation spéciale et accompagnement social, etc).
La ministre a également annoncé qu'il sera procédé à l'examen de la possibilité de l'élaboration d'un programme pour dresser un état des lieux des acquis des employés sociaux dans ce domaine et à l'encouragement de la création d'une chaire universitaire spécifique aux questions du handicap, outre la promotion de la recherche scientifique dans les différents domaines liés.
Pour sa part, la ministre déléguée auprès du ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres, Jamila El Moussali, a indiqué que le ministère ne ménagera aucun effort pour encourager les universités à créer et développer des unités administratives intégrées chargées de l’accueil, l'orientation, l'accompagnement et l'adoption de mesures facilitatrices au profit des étudiants en situation de handicap.
Le département veillera également à faciliter l’inscription et le déplacement de cette catégorie d'étudiants au sein des institutions universitaires, tout en accordant la priorité au logement universitaire aux étudiants handicapés issus de milieux défavorisés et en œuvrant à adapter les conditions de déroulement des examens et des concours d'accès aux établissements d'enseignement supérieur.
Le ministre de l'Enseignement supérieur, Lahcen Daoudi, a, de son côté, fait savoir que les universités lanceront, à partir de la prochaine année universitaire, plusieurs spécialités qui prennent en compte la situation des personnes à besoins spécifiques.
Signée par les deux départements, cette convention permettra de fournir les informations et les données statistiques relatives au domaine du handicap, de définir les besoins en formation dans ce domaine, de donner la possibilité aux étudiants démunis en situation de handicap de bénéficier d'outils techniques et d'appareils alternatifs et de faire participer les représentants et les professeurs de l'enseignement supérieur aux activités du ministère de la Solidarité, de la femme, de la famille et du développement social, relatives au domaine du handicap.
Le ministère de Solidarité, de la femme, de la famille et du développement social et le ministère de l'Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres ont signé, jeudi 5 août à Rabat, une convention de partenariat pour la promotion des droits des personnes en situation de handicap.
Par la même occasion, Mme Hakkaoui, a rappelé que, concernant l'accès à la fonction publique, la loi marocaine permet aux personnes en situation de handicap de bénéficier d'un quota de 7% de l'ensemble des postes budgétaires prévus par la loi de finances.
Elle a ajouté que le décret relatif à l'application des quotas en faveur des personnes handicapées prévoit l'organisation d'un concours spécifique à cette catégorie, ainsi que la création d'une commission permanente, spécialisée et annexée au chef du gouvernement, pour superviser cette opération.
(Avec MAP)
à lire aussi
Article : Bourse de Casablanca : les minières sauvent un semestre marqué par la correction du marché (bilan)
Après un semestre marqué par une correction du marché, quelles valeurs ont résisté ? Quels secteurs ont tiré leur épingle du jeu ? Et où les investisseurs ont-ils concentré leurs échanges ? Voici le bilan des six premiers mois de 2026 à la Bourse de Casablanca à travers les principales performances de la cote.
Article : Textile : le déficit de main-d’œuvre dans la confection pèse sur les exportations
Les exportations textiles reculent de 9,1% à fin mai 2026, une baisse que les perturbations logistiques du premier trimestre ne suffisent plus à expliquer. L’aggravation de la baisse en avril et mai montre que le problème dépasse désormais le seul facteur logistique. La cause principale est aujourd’hui le déficit de main-d’œuvre, qui pèse directement sur la production, les délais de livraison et la capacité des entreprises à honorer leurs commandes.
Article : Traitement de l'eau. Le britannique Hydro Industries s'implante au Maroc avec Hydro Services Morocco
Le britannique Hydro Industries Limited s’implante au Maroc avec la création de Hydro Services Morocco, une SAS au capital de 1 MDH dédiée aux métiers du traitement de l’eau, de l’assainissement et du dessalement.
Article : Le Maroc face au choix du Rafale : les clés d'un arbitrage géopolitique contre le tout-américain
Si la volonté d'éviter une dépendance exclusive envers les États-Unis est réelle, l'équation budgétaire et le défi du nombre face à la flotte d'Alger imposent un examen attentif des réalités du terrain.
Article : Maroc-Chine : en attendant le Sahara, la relation bilatérale économique s'accélère
Dix ans après l'établissement d’un partenariat stratégique entre Rabat et Pékin au cours de la visite royale en Chine en 2016, l’ambassadrice chinoise au Maroc a célébré cet événement en déclarant que les relations économiques bilatérales ont connu une progression exceptionnelle. Si les perspectives industrielles et touristiques apparaissent plus que prometteuses, la question d'une éventuelle reconnaissance chinoise de la marocanité du Sahara au Conseil de sécurité de l'ONU demeure toujours entourée de précautions diplomatiques. Explications.
Article : IDE : le flux net progresse de 41,8% à fin mai 2026
Les investissements directs étrangers (IDE) au Maroc poursuivent leur progression à fin mai 2026. Porté par une hausse des recettes et un recul des dépenses, leur flux net atteint 23.319 MDH, en hausse de 41,8% par rapport à la même période de 2025. Dans le même temps, les investissements directs marocains à l’étranger (IDME) enregistrent également une nette progression.