Huile d’olive: une campagne pour lutter contre la vente informelle au Maroc
La Fédération nationale d’olive lance une campagne de sensibilisation à partir du mois d’octobre. Elle entend lutter contre la commercialisation de l’huile d’olive en vrac.
"Je connais une personne qui ramène de l’huile d’olive de qualité", "L’huile d’olive, ce n’est pas celle qu’on achète à l’épicerie", "La vraie huile d’olive, c’est celle des bouteilles en vrac", etc. On entend souvent ce type de propos entre les Marocains à propos de l’huile d’olive.
Or, ce n’est pas toujours le cas, ce n’est souvent pas le cas, selon le président de la Fédération nationale d’olive au Maroc, Rachid Benali: "Nous procédons souvent à des tests de qualité des huiles d’olive vendues en vrac, et nous constatons qu’elles ne répondent pas aux normes. Le taux d’acidité ne doit pas dépasser 2,2% [NDLR: c'est un taux déjà trop élevé], alors que nous retrouvons parfois des huiles avec des taux d’acidité de 6% ou 7%, très néfastes pour la santé."
C’est pourquoi la Fédération lance à partir du mois d’octobre 2016 une campagne de sensibilisation pour les trois prochaines années pour encourager la consommation de l’huile d’olive dans les normes répondant aux critères de conditionnement, d’emballage et d’étiquetage. Cette campagne est estimée à une enveloppe 24 millions de DH.
"Nous lançons une campagne pour encourager l’achat de l’huile d’olive conforme aux standards internationaux, qui non seulement est plus sûre pour la santé du citoyen, mais moins chère aussi. Elle est vendue aux alentours de 35 DH/litre, contre 45 DH/litre pour l’huile vendue en vrac", affirme M. Benali.
Une cinquantaine de tests sont réalisés permettant d’évaluer les critères physicochimiques (acidité, indice de peroxyde, etc). Les huiles doivent correspondre aux normes du Conseil oléicole international (COI).
Ces multiples tests sont laissés aux oubliettes par les vendeurs d’huile d’olives en vrac, alors que sa consommation atteint 85%, contre 15% seulement pour l’huile d’olive aux normes.
Cette consommation importante d’huile d’olive en vrac n’est pas prête de s’arrêter. En cause: l’énorme difficulté à maîtriser ce marché. "Contrôler la qualité de l’huile d’olive dans le secteur informel est très difficile. Ce que nous demandons simplement, c’est que l’huile soit conditionnée dans des emballages, avec une étiquette du nom du producteur", espère le président de la Fédération.
Le plus dur, selon M. Benali, est le changement des mentalités. Pour le Marocain, l’huile d’olive achetée en vrac est synonyme de qualité et de pureté. La tâche s’annonce difficile.
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