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Après avoir torturé ses enfants, un homme ne risque que 1 à 3 ans de prison

Des images insoutenables circulent en ce moment sur les réseaux sociaux. Elles mettent en scène un individu majeur, en train de faire subir un traitement cruel, inhumain et dégradant à des enfants en bas âge.

Après avoir torturé ses enfants, un homme ne risque que 1 à 3 ans de prison
Amine Belghazi
Le 10 juillet 2016 à 20h48 | Modifié 10 juillet 2016 à 20h48
D'après les éléments que Médias 24 a réussi à collecter, le tortionnaire vit à Laâyoune, et n'est autre que le père des deux enfants.
 
Dans l'une des quatre vidéos qui ont été diffusées, on voit le père en train de battre ses enfants, attachés par les pieds et suspendus la tête en bas, à l'aide d'un fouet.
Dans une autre vidéo, on voit le tortionnaire en train de noyer les enfants dans un bassin rempli d'eau. La troisième, tout aussi insoutenable, montre le père essayant d'étrangler l'un de ses fils.
D'après les informations que nous avons réussi à obtenir, le mis en cause (M.R.), a été arrêté le 7 juillet 2016. Il sera présenté ce lundi devant le tribunal de première instance de Laâyoune. Il devra répondre des chefs d'accusations suivants: coups et blessures volontaires avec préméditation contre des enfants âgés de moins de 15 ans causés par un parent et menace de mort. 
 
Pour les faits reprochés, le père risque une peine de 1 à 3 ans de prison, en vertu de l'article 408 du code pénal marocain qui dispose: "Quiconque volontairement fait des blessures ou porte des coups à un enfant âgé de moins de quinze ans ou l'a volontairement privé d'aliments ou de soins au point de compromettre sa santé ou commet volontairement sur cet enfant toutes autres violences ou voies de fait à l'exclusion des violences légères, est puni de l'emprisonnement d'un an à trois ans."
Même peine en ce qui concerne les menaces de mort. L'article 425 du même code prévoit: "Quiconque, par écrit anonyme ou signé, image, symbole ou emblème, menace d'un crime contre les personnes ou les propriétés, est puni de l'emprisonnement d'un à trois ans et d'une amende de 200 à 500 dirhams."
Pourtant, les images ne laissent aucune place au doute; il s'agit bel et bien d'actes de torture physique et psychologique exercés sur les enfants.
Si le parquet avait retenu cette charge, le père aurait risqué la prison à perpétuité, en vertu de l'article 231-4 du Code pénal: la peine est la réclusion à perpétuité lorsque la torture est commise sur un mineur de moins de 18 ans (...), lorsqu'elle est commise sur une personne dont la situation vulnérable, due à son âge, à une maladie, à un handicap, à une déficience physique ou psychique est apparente ou connue de l'auteur de la torture."
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Amine Belghazi
Le 10 juillet 2016 à 20h48

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