Interdiction des sacs en plastique. Qui contrôle quoi?
En théorie, les ministères de l’Intérieur, de l’Industrie et de l’Environnement devaient se mobiliser dès le 1er juillet pour veiller à l’application de la loi. Mais en réalité, une sorte de délai de grâce a été consenti, pour permettre l’écoulement des stocks déjà constitués.
Quelques jours seulement après l’entrée en vigueur de la loi 77-15 interdisant la fabrication, la commercialisation, l’importation et l’exportation de sacs en plastiques, les premières opérations de contrôle ont démarré… tout doucement.
Une circulaire du ministre de l’Intérieur, adressée fin juin aux gouverneurs, met en exergue le rôle des autorités locales dans l’application des nouvelles dispositions en matière de sacs en plastique et précise le périmètre de collaboration avec d'autres départements.
Ainsi, le contrôle des unités de production, y compris celles intervenant dans le circuit informel, se fait en coopération avec le département de l’Industrie. L’objectif est de s’assurer de l’arrêt définitif de toute fabrication des sacs interdits et de verbaliser ceux qui transgressent la loi.
L’intervention du ministère de l’Industrie se limite aux usines de fabrication. En dehors de l’aspect sensibilisation sur lequel il peut coopérer avec l’Intérieur, tout ce qui relève de la commercialisation et du stockage des sacs en plastique, de leur utilisation par les épiceries, la grande distribution ou toute autre activité commerciale,… est du ressort du département de l’Intérieur.
C’est lui qui verbalise les contrevenants, leur envoie des avertissements et saisit le procureur du Roi. Une mission qu’il accomplit en s’appuyant sur les services de la Police de l’Environnement, de la DGSN et des brigades de la Gendarmerie royale.
Les équipes de Hassad ont aussi pour rôle de collecter les sacs en plastique en vue de leur recyclage ou de leur incinération dans les fours des cimenteries.
Un travail où ils ont accusé un certain retard, de l’avis de nombreux commerçants interviewés. Certains épiciers ayant fait figure de bons élèves le premier jour de l’entrée en vigueur de la loi, ont fait un pas en arrière, quelques jours après, en dépoussiérant leurs vieux sacs interdits.
«Personne n’est passé les récupérer. Nous n’allons quand-même pas les jeter dans la rue. Nous disposons d’un stock à écouler», déclarent en substance de nombreux commerçants interviewés.
A Casablanca, une ronde de contrôle a été constatée par nos soins à Derb Ghallef, où de nombreux commerçants ont été verbalisés, "entre 500 et 1.000 DH par amende", précisent des commerçants. Leurs confrères des quartiers mitoyens ont immédiatement arrêté l'usage des sachets en plastique.
À découvrir
à lire aussi
Article : Tunnel de l’Ourika. Pourquoi ce projet à 10 milliards de DH peut changer le destin de tout le Sud-Est du Royaume
Reliant Marrakech à Ouarzazate, le tunnel de l’Ourika figure parmi les projets d’infrastructure les plus stratégiques du Maroc contemporain. Mais malgré les nombreuses relances, aucun calendrier de réalisation clair n’a encore vu le jour, alors que les études de faisabilité restent suspendues au creusement d’une galerie de reconnaissance. Le point sur un chantier à 10 milliards de DH, au croisement d’enjeux techniques, économiques et territoriaux.
Article : Le Maroc en retard sur le Nouveau Modèle de développement, la trajectoire actuelle est insuffisante (BM)
Cinq ans après le lancement du Nouveau Modèle de développement (NMD), le Maroc avance, mais pas encore au rythme requis. Les réformes engagées améliorent la trajectoire, sans suffire à atteindre les objectifs fixés pour 2035. Pour rattraper cette échéance, le pays doit combiner des marchés plus efficaces, des entreprises plus dynamiques et un investissement public mieux ciblé. Il doit aussi mieux intégrer les femmes et les jeunes au marché du travail.
Article : Un droit de réponse de Setrat à Médias24
À la suite de notre article du 2 avril 2026 sur le redressement judiciaire de Setrat, la société nous a adressé un droit de réponse que nous publions ci-dessous.
Article : Élection CGEM. Mehdi Tazi et Mohamed Bachiri dévoilent leur programme avant l'AG élective du 14 mai 2026
À quelques jours de l'assemblée générale élective, les deux candidats à la présidence et à la vice-présidence générale de la CGEM ont présenté un programme articulé autour de l'environnement des affaires, de la souveraineté productive, de l'innovation, du rayonnement international et des synergies internes. Ils portent l'ambition de faire passer la Confédération d'un rôle de plaidoyer à celui de la réalisation et de l'impact.
Article : Coupe du monde 2026. Soufiane Benjdida, un sacré candidat
Meilleur buteur de la Botola Pro, l’attaquant du Maghreb Association Sportive de Fès est impliqué dans plus de la moitié des réalisations de son équipe. Grâce à un ratio qui frise le but par match, l’attaquant met toutes les chances de son côté afin de participer au Mondial 2026. D’autant que ses concurrents ne sont pas dans la forme de leur vie.
Article : Élections 2026 : la FGD et le PSU feront front commun
Réunis séparément le dimanche 10 mai à Casablanca et à Mohammédia, les deux conseils nationaux ont validé des candidatures communes et une répartition des circonscriptions, quatre ans après les divisions de 2021.